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Rescapée du génocide rwandais, elle a pardonné à ceux qui ont tué les siens

Apolline Dukuzemariya, rescapée du génocide rwandais, souriante
© DR
Comment pardonne-t-on à ceux qui ont massacré les siens Rescapée du génocide rwandais, Apolline Dukuzemariya raconte une guérison radicale. Portrait.
David Métreau

Victime de blessures crâniennes d’une extrême gravité, Apolline Dukuzemariya est laissée pour morte en 1994 au Rwanda en raison de son appartenance ethnique. Son père, ses quatre frères, sa petite sœur et une grande partie de sa famille élargie sont massacrés. Miraculeusement arrachée à la mort, elle survit malgré ses lésions et un pied droit qui ne tenait plus que par une seule artère. Evacuée en Suisse grâce à des missionnaires pour y être opérée, elle y panse ses plaies physiques. Les chirurgiens posent une protection crânienne et réparent l’articulation de son pied. Mais son âme demeure emprisonnée dans le déni. Penser à son pays d’origine provoque une souffrance dans tout son être. Pour fuir ses pensées, elle se réfugie dans la lecture.

Dossier: Aimer ses ennemis

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