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Aimer ses ennemis, est-ce une maladie?

Deux personnes marchant côte à côte dans un paysage brumeux
© Curdin – Unsplash / DR
Pardonner au plus vite, prier pour son agresseur: ces réflexes cachent parfois un trauma. Explications avec Rachel Chand, directrice de l'œuvre Compass Asia.
Rachel Gamper

Si l’on aime ses persécuteurs, s’agit-il d’un «syndrome de Stockholm»?

La foi chrétienne implique de ne pas soupçonner le mal, de faire preuve de grâce, d’espoir, de pardon et d’amour. Pourtant, s’agissant d’agressions ou d’abus, ces mêmes vertus peuvent constituer un piège. On cherche des excuses à son bourreau. On se concentre sur ce que l’agresseur pourrait devenir plutôt que sur ses comportements effectifs. On minimise les torts en se disant que ce n’est pas si grave, qu’on a sûrement provoqué la chose, ou que l’amour a un coût. On a le sentiment de faire preuve de vertu chrétienne alors qu’en réalité, on est victime d’un traumatisme.

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Dossier: Aimer ses ennemis

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