Aimer ses ennemis, est-ce une maladie?
Si l’on aime ses persécuteurs, s’agit-il d’un «syndrome de Stockholm»?
La foi chrétienne implique de ne pas soupçonner le mal, de faire preuve de grâce, d’espoir, de pardon et d’amour. Pourtant, s’agissant d’agressions ou d’abus, ces mêmes vertus peuvent constituer un piège. On cherche des excuses à son bourreau. On se concentre sur ce que l’agresseur pourrait devenir plutôt que sur ses comportements effectifs. On minimise les torts en se disant que ce n’est pas si grave, qu’on a sûrement provoqué la chose, ou que l’amour a un coût. On a le sentiment de faire preuve de vertu chrétienne alors qu’en réalité, on est victime d’un traumatisme.
Publicité
Pour poursuivre la lecture, choisissez une des options suivantes :