«Il n’y a pas qu’un pardon, mais un chemin de pardon»
«Pardonner est la clé pour dépasser le traumatisme» dans les situations de déplacement, de fuite et d’insécurité, assure Didier Michel, responsable de l’ONG de soutien aux chrétiens persécutés ACP (Action pour les chrétiens persécutés) en Romandie. «Mais le dire est plus facile que de le vivre… cela demande une grande maturité spirituelle», poursuit celui qui est également responsable de projets en Afrique du Nord. «Un ami qui a passé six mois en prison m’a confirmé qu’il nommait immédiatement les abus et accordait tout de suite son pardon afin de ne pas être affecté. Il refusait de se laisser envahir par la colère pour ne pas entrer dans une prison intérieure et protéger son cœur.»
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