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«Il n’y a pas qu’un pardon, mais un chemin de pardon»

Un enfant souriant à une fenêtre dans un environnement de guerre
© Salah Darwish – Unsplash
Pardonner ses bourreaux: faiblesse ou libération? Si le pardon est une exigence spirituelle pour les chrétiens, il est aussi un travail de longue haleine.
Holger Wetjen

«Pardonner est la clé pour dépasser le traumatisme» dans les situations de déplacement, de fuite et d’insécurité, assure Didier Michel, responsable de l’ONG de soutien aux chrétiens persécutés ACP (Action pour les chrétiens persécutés) en Romandie. «Mais le dire est plus facile que de le vivre… cela demande une grande maturité spirituelle», poursuit celui qui est également responsable de projets en Afrique du Nord. «Un ami qui a passé six mois en prison m’a confirmé qu’il nommait immédiatement les abus et accordait tout de suite son pardon afin de ne pas être affecté. Il refusait de se laisser envahir par la colère pour ne pas entrer dans une prison intérieure et protéger son cœur.»

Dossier: Les chrétiens persécutés aiment leurs ennemis

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