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Un burn-out pour faire le point

© Alliance Presse
Après quinze ans d’engagement missionnaire au Cambodge, le Français Timothée Paton a fait une pause forcée, burn-out oblige. L’occasion pour lui de s’interroger sur son engagement. Découvrez sur ce site les autres articles de notre dossier.
Christian Willi

Quinze ans jour pour jour après avoir foulé le sol cambodgien, Timothée Paton a quitté Phnom Penh avec ses deux valises. «Dieu m’avait donné un fardeau pour ce pays alors que j’étais jeune pasteur à Amiens», se souvient ce fils de missionnaires de la WEC. Il est parti au Cambodge en 1999.
Durant quinze ans, il a mobilisé Eglises et chrétiens de la capitale à la triste réalité des enfants des rues. Car avant son arrivée, les chrétiens les côtoyaient, mais sans les voir. «Ils faisaient partie du décor». Mais «Dieu a ouvert des portes et nous avons pu lever des grands frères et des grandes sœurs pour ces enfants des rues». Plusieurs activités ont été déployées. En parallèle, il a exercé en tant que pasteur au sein de l’Eglise internationale de Phnom Penh. En 2013, il s’est engagé dans un projet d’Eglises de maison. L’engagement de trop. «C’était un bon projet. J’ai dit oui pour faire plaisir. Mais il ne correspondait ni à mon appel ni à mon ADN», analyse aujourd’hui le missionnaire.
Lorsque le burn-out l’a surpris, il n’a fort heureusement pas tout perdu. «Dieu a envoyé une jeune Française talentueuse pour reprendre la direction du programme “You’ve Got Talents”». Il raconte ainsi comment il a été poussé à lâcher prise par la force des choses là où il aurait dû et pu le faire consciemment. Timothée Paton est reconnaissant de voir que toutes les activités qu’il avait initiées ont pu se poursuivre.

Dossier: A ma place

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