Les chrétiens répondent à l’appauvrissement de l’Occident
«lnflation», «pénuries» et «récession» sont désormais des mots du quotidien ou d’un futur jugé proche en Occident. L’Europe, qui a vu naître des civilisations chrétiennes où la solidarité était une norme morale, serait-elle aujourd’hui une terre postmoderne où règne largement l’individualisme et où l’inquiétude morale face à la crise ne pourrait être comblée par les seules aides publiques? Des communautés chrétiennes ont choisi de s’engager auprès des démunis au-delà des crises.
Si Saint Augustin a écrit: «Tu vois la Trinité quand tu vois la charité», Luc Maroni, responsable du pôle «Solidarité» du CNEF, se dit interpellé par le fait que les chrétiens ne soient pas assez en alerte. Sans céder au catastrophisme ni à l’émotivité, souligne-t-il, les Eglises doivent répondre au mieux aux enjeux de la société, d’une part en situation de crise, d’autre part d’un point de vue intemporel. Il rappelle que le chrétien doit activement rechercher le bien de la cité où il se trouve: «Contrairement à Confucius, Jésus n’a pas dit de ne pas faire le mal que l’on ne veut pas subir, mais de faire le bien que l’on aimerait connaître (Mat. 7, 12)», observe-t-il en déplorant que bien des chrétiens attribuent au Christ les paroles de la sagesse confucéenne.
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