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Les 200 ans du Réveil de Genève, une impulsion pour aujourd’hui de la prospérité?

Les 200 ans du Réveil de Genève, une impulsion pour aujourd’hui de la prospérité?
 
20.02.17 - En cette année de commémoration de la Réforme, il paraît judicieux de ne pas oublier l’enseignement du Réveil. Une collaboration de Philippe Decorvet.
Cette année 2017 marque les 500 ans de la Réforme. De nombreuses manifestations le signalent. Mais 2017 distingue aussi les 200 ans du début du Réveil de Genève. Il est important de ne pas oublier cet autre anniversaire, car le Réveil (dit de Genève) non seulement bouleversa notre pays, mais eut un rayonnement international que l’on ignore trop souvent.

Un rayonnement actuel
Certes, il n’eut pas l’importance de la Réforme, mais son influence et son action furent capitales. Jaques Courvoisier, professeur d’histoire de l’Eglise à la faculté de théologie de l’Université de Genève, a même écrit dans sa Brève histoire du protestantisme: «Ce qu’il y a de vivant dans le protestantisme au cours du 19e siècle vient en grande partie du Réveil.»
Le nombre d’œuvres missionnaires, bibliques ou sociales issues du Réveil est proprement impressionnant. C’est en effet à l’influence du Réveil qu’on doit des œuvres non seulement missionnaires ou bibliques, mais aussi sociales comme la Croix-Rouge (Henry Dunant était le secrétaire de l’Alliance évangélique de Genève), le mouvement des diaconesses (Saint-Loup, Reuilly), les Asiles de Laforce, près de Bergerac, pour handicapés physiques et mentaux (John Bost, leur fondateur, avait comme mot d’ordre: «Ceux que tous repoussent, je les recevrai au nom de mon maître.»)

Il n’est pas exagéré de dire que les deux moments les plus vivants et les plus féconds du protestantisme sont la Réforme et le Réveil. Il ne faut pas les confondre, mais il ne faut pas les séparer non plus.
Comme son nom l’indique, le Réveil est le réveil de la proclamation des grandes affirmations de la Réforme qui avaient quelque peu été oubliées.
Raviver l’esprit de la Réforme

En effet, dans le courant du 18e siècle et au début du 19e, Genève était, certes, toujours fière d’être la ville de la Réforme, mais l’enseignement de Calvin et des autres Réformateurs n’était plus guère enseigné. Même Jean-Jacques Rousseau, natif de Genève, s’en offusque. Dans son ouvrage Lettres écrites de la Montagne, il apostrophe ses compatriotes: «Ce sont de singulières gens que Messieurs vos ministres: on ne sait ni ce qu’ils croient ni ce qu’ils ne croient pas, on ne sait pas même ce qu’ils font semblant de croire. Leur seule manière d’établir leur foi est d’attaquer celle des autres.»
Quant à l’enseignement de la faculté de théologie, voici ce qu’en a dit Ami Bost, un ancien étudiant, comme le rapporte le doyen Léon Maury dans Le Réveil religieux dans l’Eglise réformée à Genève et en France: «La Bible était inconnue dans les auditoires: on n’y ouvrait l’Ancien Testament que pour apprendre l’hébreu, et le Nouveau Testament n’y paraissait jamais, car les étudiants savaient ou étaient censés savoir le grec.
(...)
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Crédits
Illustration/Photo: © Ixène
 

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