Malgré la crise climatique, l’espoir prévaut
En cet été 2026 marqué par des chaleurs records, nous vous proposons de (re)découvrir cet article. Il est issu d’un dossier consacré à l’attitude des chrétiens face au changement climatique, initialement paru en novembre 2021. Initialement publié en ligne le 31/10/2021.
Citée par le «Times» parmi les 100 personnes les plus influentes, chrétienne évangélique engagée et femme de pasteur, la Canadienne Katharine Hayhoe est professeure de climatologie à l’Université du Texas. Auteure de Saving Us (éd. Atria/One Signal, Nous sauver, non traduit à ce jour) elle consacre une grande partie de son temps à éveiller les consciences sur le réchauffement climatique et à encourager à l’action. Elle livre ses réflexions en faveur de l’espoir et de la guérison dans un monde divisé.
L’espoir ? Voir ce que font déjà les autres
«Qu’est-ce qui te donne de l’espoir?» C’est l’une des questions si ce n’est la question principale que se pose Katharine Hayhoe: «La première réponse, c’est de voir ce que les autres font déjà: les militants et mouvements pour le climat, l’innovation technologique, les pays qui s’engagent. En effet, nous sommes encouragés à agir lorsque nous voyons que l’action des autres a un impact. Je trouve de l’espoir car je ne suis pas seule: des millions d’autres sont en marche.»
Les enfants sont les ambassadeurs du changement
La deuxième réponse, ce sont les jeunes et les enfants: «Ils sont la raison pour laquelle nous nous battons pour l’avenir. Les enfants sont les ambassadeurs du changement et de l’espoir.»
La foi et l’amour de Dieu
Et la troisième réponse, c’est la foi: «Dieu nous a créés pour que nous menions une vie riche en actions bonnes, celles qu’il a préparées d’avance afin que nous les pratiquions
(Eph. 2, 10). Nous n’avons pas besoin de résoudre le réchauffement climatique seuls: Dieu a préparé d’avance ces actions pour que nous les fassions. Il a fait de nous les personnes parfaites pour aimer les autres et sa Création au travers de notre action, reflet de l’espérance qui nous habite.»
Les nouvelles sur le climat sont si sombres qu’elles peuvent être écrasantes. Mais la peur démobilise plutôt qu’elle pousse à agir, constate Katharine Hayhoe. «Or Dieu ne nous a pas donné un esprit de peur, mais de force, capable d’action, d’amour, capable de considérer les autres et de sagesse, pour comprendre les faits et la science (2 Tim. 1, 7). Nous devons donc passer de la peur à l’espérance.»