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La foi, tabou de la liberté d’expression

© Alliance Presse
Les évangéliques français ont lancé une campagne pour expliquer et promouvoir la liberté d’expression. Ce droit fondamental semble particulièrement mis à mal lorsqu'il s'agit d'expression religieuse. Enquête. Découvrez sur ce site les autres articles de notre dossier consacré à la liberté d'expression.
Jérémie Cavin

Vous avez le droit de chanter les louanges de Lénine ou du Hamas, de vanter les bienfaits de l’hypnose ou de clamer que Dieu n’existe pas et que le monde est le fruit du hasard. Par contre, ne dites surtout pas qui est Dieu pour vous ni ce que cela change dans votre vie. C’est politiquement incorrect… Cette entrée en matière certes un peu caricaturale pose cependant une question de fond: la religion est-elle un tabou de la liberté d’expression, là où l’énoncé d’opinions politiques ou idéologiques de tous ordres ne semble pas déranger? Si oui, pourquoi?
L’expression religieuse dans l’espace public, en paroles et en actes, est source de crispation. On l’a observé en France avec cette obligation faite au conseil général de la Vendée de retirer sa crèche de Noël. Ou avec l’interdiction pour une chrétienne genevoise de distribuer des Bibles et du matériel chrétien sur un stand d’un marché de Noël local. Deux juristes français, qui viennent de sortir un livre sur la laïcité, confiaient à Libération que la présence de la religion est jugée insupportable, même si elle ne porte pas atteinte à la société ou à autrui. Valentine Zuber, historienne spécialiste de la laïcité en France, interviewée par Le Parisien, ajoutait qu’il existe «une peur irrationnelle, très ancrée dans la société, vis-à-vis de l’expression religieuse».

Dossier: Liberté d'expression
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