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La fête: un besoin sociétal de rituels

© GettyImages
Aujourd’hui, dans nos sociétés occidentales déchristianisées et de plus en plus individualistes, les célébrations rituelles et communautaires ont tendance à perdre de leur force et de leur sens. Pourtant, ce qui touche au rituel a une fonction sociale importante, notamment en liant une communauté dans sa spiritualité.


A l’approche de Noël et du Nouvel An, une grande partie du monde – chrétien ou non – se prépare pour la période dite des fêtes. L’occasion, peut-être, de passer du temps en famille, un moment essentiel pour la vie communautaire. Les chrétiens commémorent également la naissance de Jésus dans leurs Eglises et les réguliers y sont rejoints par d’autres qui le sont moins. Pour l’anthropologue américaine Margaret Mead, les rituels marquent certains passages de la vie et sont l’occasion de se souvenir de qui on est et quelles sont nos racines. Et même chez ceux pour qui Noël ne signifie plus rien, il s’agit d’un temps de respiration familiale.

Mais deux mois avant Noël, il y a également la Toussaint (puis la Fête des morts) pour les catholiques et la fête de la Réformation pour les protestants. Les commémorations et les funérailles sont des rites importants, quelles que soient les croyances: religieuses ou laïques, elles doivent aider les survivants à dire adieu à leurs défunts. Bon nombre de familles ne fréquentant pas les lieux de culte demandent une cérémonie religieuse, que ce soit par coutume, pour respecter la volonté du défunt ou par besoin de sens, d’unité familiale.

Le rite, un élément structurant de la foi

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Si les rites sont très importants pour les catholiques, ils le sont moins pour les protestants. Pourtant, certains rites funéraires catholiques portent un message d’espérance important: le cierge pascal, par exemple, évoque la résurrection du Christ, présent aux obsèques comme il l’est à Pâques. Du côté de l’art, «L’Angélus» de Jean-François Millet est un tableau qui frappe par la simplicité d’un couple de paysans recueillis alors que la cloche sonne. Si les protestants ont élagué de nombreux rituels de leur vie de foi, il reste que ce tableau évoque l’importance du rythme collectif pour la foi personnelle. Le rite, à condition de ne pas se muer en superstitition, peut aider à méditer.

Dossier: La foi chrétienne à l’épreuve des fêtes de fin d’année

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