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Inde: L’hôpital se fout de la charité

Le gouvernement indien veut accroître son contrôle sur le financement des ONG à vocation sociale. Un projet de loi discuté à fin février par le parlement, lors de sa session budgétaire, prévoit les restrictions suivantes: autorisation d’exploiter et de recevoir des fonds étrangers limitée à cinq ans avant réexamen obligatoire, possibilité de révoquer cette autorisation à n’importe quel moment et sanctions aggravées pour les contrevenants. Pour les ONG, cette nouvelle disposition empêchera toute planification à long terme, par exemple dans des structures permanentes comme des orphelinats ou des écoles. Elle pourrait même condamner les organisations les moins solides. 20000 ONG humanitaires sont actives dans le sous-continent, dont une moitié sont chrétiennes. D’après le gouvernement, cette mesure a été rendue nécessaire par la présence d’organisations militantes et séparatistes travaillant contre l’intérêt de l’État. «Le gouvernement est en train de criminaliser le secteur social», s’est emporté John Dayal, secrétaire général du Conseil Chrétien de toute l’Inde. --CREDIT-- Le Réseau d’Action Volontaire, une plate-forme non-religieuse regroupant 2000 ONG indiennes, tient un discours similaire en parlant d’une stratégie de contrôle social et d’une loi pas assez précise pour garantir que les fonctionnaires n’en abuseront pas. Plus généralement, les opposants à cette loi voient la patte du parti nationaliste hindou (le BJP), parti qui a infiltré tous les secteurs de l’État même s’il n’est plus au pouvoir à New Delhi.
Joël Reymond

Le gouvernement indien veut accroître son contrôle sur le financement des ONG à vocation sociale. Un projet de loi discuté à fin février par le parlement, lors de sa session budgétaire, prévoit les restrictions suivantes: autorisation d’exploiter et de recevoir des fonds étrangers limitée à cinq ans avant réexamen obligatoire, possibilité de révoquer cette autorisation à n’importe quel moment et sanctions aggravées pour les contrevenants. Pour les ONG, cette nouvelle disposition empêchera toute planification à long terme, par exemple dans des structures permanentes comme des orphelinats ou des écoles. Elle pourrait même condamner les organisations les moins solides. 20000 ONG humanitaires sont actives dans le sous-continent, dont une moitié sont chrétiennes. D’après le gouvernement, cette mesure a été rendue nécessaire par la présence d’organisations militantes et séparatistes travaillant contre l’intérêt de l’État.
«Le gouvernement est en train de criminaliser le secteur social», s’est emporté John Dayal, secrétaire général du Conseil Chrétien de toute l’Inde.
–CREDIT–
Le Réseau d’Action Volontaire, une plate-forme non-religieuse regroupant 2000 ONG indiennes, tient un discours similaire en parlant d’une stratégie de contrôle social et d’une loi pas assez précise pour garantir que les fonctionnaires n’en abuseront pas. Plus généralement, les opposants à cette loi voient la patte du parti nationaliste hindou (le BJP), parti qui a infiltré tous les secteurs de l’État même s’il n’est plus au pouvoir à New Delhi.

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