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Faith checking

En toute bienveillance, avec un brin d’ironie, cette rubrique reprend des informations fausses, incomplètes ou erronées sur la foi chrétienne.
Matthieu Schmidt

«Je suis un chrétien culturel»: cette phrase, c’est le professeur de biologie britannique Richard Dawkins qui l’a prononcée au micro de la radio LBC, le 1er avril. Etait-ce un poisson d’avril de mauvais goût? Le Saint Patron des athées lui-même aurait-il réfuté sa foi en rien? Doit-on crier au miracle de Pâques?

Dans tous les cas, nombreux sont les journaux chrétiens anglophones qui se sont emparés du sujet (les mêmes qui relayaient les théories de l’avènement du Christ lors de l’éclipse totale visible aux Etats-Unis, remarquera-t-on): tous se moquent, accusant l’auteur de Pour en finir avec Dieu (éd. Robert Laffont) d’avoir perdu la tête ou de retourner sa veste.

Un seul mot suffit pour créer un monde sans nuance, une seule affirmation, un seul titre. Oui, parce que Richard Dawkins a défini ce qu’il entendait par là: s’il n’est pas croyant, il avoue «se sentir à la maison dans l’ethos chrétien» et «aimer les hymnes et les chants de Noël», en réaction à la promotion de la culture musulmane en Grande-Bretagne à Pâques.

Voilà donc qui est Richard Dawkins: un fervent athée qui, tout en fustigeant la foi, ne nie pas que le christianisme a forgé la culture de son pays. Les raccourcis et accusations des médias qui demandent «Athées, est-ce là votre roi?» tombent à l’eau. Pire: elles se font les porte-parole des chrétiens, qui passent à nouveau pour des personnes déraisonnées.

Christianisme Aujourd'hui

Article tiré du numéro Christianisme Aujourd’hui Mai 2024

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En toute bienveillance, avec un brin d’ironie, cette rubrique reprend des informations fausses, incomplètes ou erronées sur la foi chrétienne.

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