Affirmer son identité sans basculer dans l’égoïsme
Répondre à ses propres besoins n’a rien à voir avec de l’égoïsme. C’est au contraire un acte altruiste, car cela permet de mieux donner et de mieux s’engager envers les autres et envers le «Tout Autre», assure Léonard Vullioud, psychologue et psychothérapeute spécialisé dans l’approche centrée sur la personne. Il définit l’égoïsme comme le fait de vivre pour soi en excluant l’autre, en l’exploitant pour son propre plaisir. L’égoïste reste seul, car il a verrouillé sa porte. A l’inverse, la personne assertive et altruiste conserve son autonomie mais garde sa porte ouverte, permettant une rencontre authentique sans dépendance. Son expérience lui montre que les épreuves surmontées sont souvent les moments où se forge un «je» délié et responsable. Même à moindre échelle, se confronter à une personne différente de soi est une occasion de croissance, illustrant l’adage: «Le fer aiguise le fer.»
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