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Quels sont les pièges du nationalisme chrétien?

© Istockphoto
En réponse notamment à la tâche incombant à l’être humain de dominer la Création, le dominionisme chrétien séduit une audience évangélique de plus en plus grande. Pour quels enjeux?

Comment aimer et vouloir le bien de son pays sans tomber dans les pièges du nationalisme chrétien et du dominionisme? «Le kantisme a les mains pures mais il n’a pas de mains», disait Charles Péguy de la philosophie morale d’Emmanuel Kant aux exigences très élevées jusqu’à être désincarnées. Pour l’écrivain français tombé au front en 1918 à la tête de son unité, la morale devait être réalisable. Ce souci de l’engagement dans la cité se rencontre également dans les milieux évangéliques. La Déclaration de Lausanne de 1974 appelait à un réveil en matière d’évangélisation, parallèlement à un engagement sociopolitique des chrétiens. Mais à partir de quel moment cet engagement risque-t-il de basculer dans le discours et le geste dominioniste?
La théologie dominioniste renvoie à la domination accordée par Dieu à l’être humain sur la Terre dans le livre de la Genèse. L’appellation recouvre divers mouvements, surtout charismatiques, dont le point commun est la croyance que les évangéliques sont appelés à gouverner selon les principes bibliques. Elle n’exclut pas des alliances avec des catholiques et le mouvement le plus connu est celui du Kingdom now (le Royaume maintenant) né dans la mouvance pentecôtiste dans les années 1980.

Dossier: Le mirage du nationalisme chrétien
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