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Psychiatrie et foi évangélique: les maladies ne sont pas des démons

Selon Philippe Narang, le psychiatre et le pasteur doivent travailler en complémentarité, non en concurrence.
© GaudiLab – Depositphotos / Selon Philippe Narang, le psychiatre et le pasteur doivent travailler en complémentarité, non en concurrence.
Comment les Eglises évangéliques peuvent-elles accueillir les personnes souffrant de troubles psychiatriques? Philippe Narang explique l’importance de combiner prière et traitement médical pour restaurer l’esprit et le corps.
David Métreau

Dans les années 1980, choisir la psychiatrie quand on était étudiant en médecine et chrétien évangélique relevait du défi. «A l’époque, la culture évangélique était très repliée sur elle-même. Tout ce qui n’était pas conventionnel était parfois perçu comme diabolique», se souvient Philippe Narang, psychiatre dans l’agglomération grenobloise. Si les mentalités ont évolué, des obstacles de taille subsistent, entravant parfois l’intégration pleine et entière des personnes en souffrance psychique au sein des Eglises évangéliques.

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