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Protection des mineurs en Eglise: «Le frein principal, c’est la confiance a priori»

Pasteure enfance-jeunesse, Nathalie Perrot a contribué au guide du CNEF sur l'accueil et la protection des mineurs. Premier volet d'une série sur ce thème.
Adolescent assis à une table, la tête posée sur ses bras replies, visage non visible
Thalmo Luiz – Unsplash / Nathalie Perrot

En Église, la parole d’un enfant est-elle davantage prise en compte aujourd’hui?

La Bible nous invite à prendre soin des plus vulnérables, à leur accorder un regard attentif et à les protéger. L’Ancien Testament en parle et Jésus aussi quand il place l’enfant au centre des disciples en Matthieu 18. Nous devrions avoir un souci tout particulier pour les personnes vulnérables. Mais je ne suis pas sûre de pouvoir affirmer qu’on le fait réellement davantage dans l’Eglise que dans la société. L’une des raisons, c’est le manque de formation. Souvent, nos bénévoles viennent de tous horizons professionnels et ne sont pas toujours ancrés dans le contexte de l’éducation ou de la protection de l’enfance. Il y a un élan et une volonté d’accueillir la parole de l’enfant dans les Eglises, mais cela pourrait s’améliorer en formant davantage ceux qui les côtoient. Le véritable enjeu n’est pas seulement de donner la parole à l’enfant, mais d’être capable de l’entendre, de la prendre au sérieux et de savoir quoi en faire.

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