Skip to content

Nouvel Institut de théologie pour toute la francophonie

Grâce à une offre 100% en ligne, L’ITRC apparaît comme un complément aux offres actuelles de formation en théologie. Entretien avec le pasteur-enseignant Rémi Gomez, l’un des cofondateurs.
Geoffrey Leplang

Comment est venue l’idée de créer l’Institut de théologie réformée charismatique?
On s’est rendu compte qu’il n’y a pas d’institut charismatique avec une théologie réformée baptiste dans le monde francophone. Etienne Lhermenault, ancien directeur du CNEF, l’a lui-même reconnu.

Dans les milieux évangéliques charismatiques, il existait une frustration générale liée à l’absence d’un institut issu des milieux charismatiques et qui soit capable de bien former ses étudiants tout en assumant et en gardant la spécificité d’une piété charismatique. Notre formation a débuté le 4 septembre avec 58 étudiants et un cours sur l’épître aux Romains par Nathan Lambert, secrétaire du CNEF.

Pourquoi avez-vous privilégié le terme de réformé plutôt que protestant?

Publicité

On pense que le mot «réformé» est l’héritage de tous les protestants. Il n’est pas restrictif et renvoie au fait que nous sommes issus de la Réforme. On aurait aussi pu dire «évangélique charismatique», mais ces deux termes ensemble peuvent amener les gens à nous percevoir comme étant des arminiens qui pensent qu’on peut perdre le salut.
Nous avons un ancrage calviniste sur un grand nombre de points, notamment sur les doctrines de la grâce. En revanche, on diverge de Jean Calvin sur la question du baptême des bébés. Si on avait opté pour «protestant charismatique», les gens n’auraient pas pris conscience de l’importance que nous accordons aux doctrines de la grâce. Par ailleurs, l’ITRC est enraciné associativement dans la famille d’Eglises apostoliques New Ground France, qui a une théologie réformée baptiste charismatique et dont la plupart de nos professeurs sont issus aujourd’hui.

De plus, nous ne sommes pas uniquement protestants, puisque dans le protestantisme, il y a des luthériens, des calvinistes, des zwingliens. Les réformés, on les associe beaucoup plus à Calvin. Cela n’a pas été facile de trouver un terme qui colle exactement à ce qu’on souhaite véhiculer. Dire «réformé» nous a paru acceptable au vu de ce que l’on croit: les cinq solas, une compréhension de la Cène et une insistance sur la souveraineté de Dieu issus du calvinisme. On est plus en adéquation avec l’extra Calvinisticum que l’intra Lutheranum, et avec les trois usages de la loi chez Calvin, plutôt qu’avec la présentation luthérienne.

Y aura-t-il des liens avec d’autres instituts de formation théologique?

Bien sûr, notre désir est de pouvoir collaborer avec d’autres instituts qui ont des compétences plus fortes que les nôtres sur certains points. Mutualiser les étudiants sur certains cours donne une dynamique de classe plus forte.

Plusieurs professeurs ont été formés à la Faculté libre de théologie évangélique de Vaux-sur-Seine. Nous avons grandement bénéficié de la qualité d’enseignement de cette faculté. Je donne des interventions pendant le séminaire d’islamologie à l’institut de Nogent-sur-Marne et je donne un cours d’apologétique à la faculté Jean Calvin, avec qui les relations sont très amicales et propices au partenariat. Nous aurons des projets communs dès 2024.
Par ailleurs, on est en train de nouer un partenariat avec la Centrafrique, via la Faculté de théologie évangélique baptiste de Bangui et Yaoundé (FATEB), la plus grande faculté de théologie francophone d’Afrique centrale.

Christianisme Aujourd'hui

Article tiré du numéro Christianisme Aujourd’hui Octobre 2023

L’Église, une et indivisible?

L’Entente des Communautés et assemblées évangéliques de France a tenu un congrès à la Pentecôte sur «l’ADN» de l’Église. Retour avec Jacques Nussbaumer, pasteur et professeur en faculté de théologie.

Publicité