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Le Christ décrucifié

Le paradoxe entre l’amour de Dieu et le sacrifice sanglant de son Fils n’a jamais été facile à tenir. Le milieu évangélique a toujours résisté aux appels à mettre le second aux oubliettes pour ne garder que l’amour. Ce refus du sang ferait toutefois son nid même chez les évangéliques, notamment sous la forme du triomphalisme. Dossier.
Ixène

Le sacrifice de Jésus-Christ est au centre du Crédo et la croix, le symbole le plus répandu du christianisme. Or sa portée est remise en question jusque dans les milieux évangéliques.
«En s’appropriant la Croix, les chrétiens lui conféraient une signification bien précise: au centre de leur compréhension de Jésus-Christ, il y avait sa mort et plus particulièrement sa mort sur la croix», a écrit le théologien John Stott dans La Croix de Jésus-Christ. Le prédicateur Ruben Saillens, dans La Croix de Jésus-Christ et l’évangélisation, la résumait ainsi: «La croix n’est pas l’une des doctrines de l’Évangile, elle en est l’âme, comme le soleil est l’âme du monde.» Ces deux figures majeures du protestantisme évangélique des deux siècles passés reconnaîtraient-ils leurs descendants aujourd’hui?
Voici les trois plus grandes réinterprétations du message évangélique, criantes ou subtiles.

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