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La sécularisation est en bout de course

Le théologien Walter Dürr, de l’Institut des Réformes bibliques, analyse la sécularisation de la société et le défi pour les chrétiens
Christian Willi

Rappelez-nous les raisons du développement de la sécularisation de l’Occident.
L’histoire de la philosophie montre que l’homme s’est affranchi de Dieu au fur et à mesure de son émancipation. Il est devenu le centre du cosmos et a pris la place de Dieu. Dans le même temps, Dieu a progressivement été écarté au point d’être traité dans la période moderniste par Marx d’«opium du peuple», par Freud de source de névroses ou encore par Feuerbach (un maître de Marx) d’inutile au destin de l’homme. La sécularisation est la théorie qui a donné un cadre à cette
évolution.
Concrètement, les sciences ont dès lors poursuivi leur développement comme si Dieu n’existait pas. C’est vrai qu’il n’a pas toujours été nécessaire de se poser la question du dessein de Dieu pour vérifier certaines lois de la nature comme l’apesanteur ou pour planifier un vol sur la lune. Mais cette attitude s’est étendue aux autres domaines de la société. La sécularisation a refusé l’idée d’une instance morale extérieure à nousmême; l’eprit justifie ce que le coeur a choisi. La sécularisation est devenue une théorie structurée sur le monde et Dieu a été réduit à la sphère privée.
–CREDIT–

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