La Nouvelle est bonne, annonçons-la!
Enjeux
L’ évangélisme et l’islam ont plusieurs points communs que se plaisent à mettre en avant les médias traditionnels. Comme l’islam, l’évangélisme n’est pas une religion pyramidale et centralisée: il n’y a pas de pape de l’islam comme il n’y a pas de pape évangélique. Il y aussi chez les évangéliques comme les musulmans une certaine tradition iconoclaste et prise de distance (même si ça évolue chez nombre d’évangéliques) envers tout représentation imagées ou physiques de Dieu ou des réalités spirituelles.
Les deux sensibilités religieuses sont aussi celles qui sont le plus en expansion croissance en Europe et ont un dynamisme qui ferait envier les confessions dominantes ou d’Etat que sont le catholicisme, le protestantisme luthérien et réformé, l’anglicanisme et l’orthodoxie. Surtout évangélisme et islam sont perçus comme des religions de prosélytes «à la conquête du monde» pour reprendre certains poncifs. On peut le voir sur les réseaux sociaux avec une ferveur digne de supporters de football. C’est parfois l’Olympique Musulman contre le Real Protestant Evangélique. C’est du moins la réalité qui est perçue de l’extérieur, et par certains égards, elle est en partie vraie et regrettable. Et en matière d’évangélisation, le musulman ne devrait pas être vu comme un adversaire à neutraliser en lui enlevant sa puissance en le convertissant, mais comme un frère en humanité qui a besoin de grâce et de pardon pour devenir un frère en Christ. C’est donc bien l’amour de Dieu et de son prochain qui doit être la motivation profonde pour lui annoncer l’Evangile, plutôt que la peur d’une éventuelle future domination.
Pour le dire autrement: si les chrétiens doivent annoncer la Bonne Nouvelle aux musulmans (et à l’ensemble de l’humanité), ce n’est pas pour tenter de contrer une réalité démographique et faire l’équilibre. Non, si les chrétiens doivent annoncer la Bonne Nouvelle c’est parce que la nouvelle est bonne! Elle se vit, elle libère et c’est ce dont mon voisin, ma voisine, mon collègue, mon ami musulman a besoin. Esclave du péché, de la loi et de ses traditions, il a besoin de vivre la réconciliation avec son Créateur. Non pas un dieu vengeur et lointain (voir interview en pages 30 et 31), mais un Dieu tellement proche qu’il s’est incarné. Alors le changement dans le cœur viendra! Et si dans les pays musulmans ou même dans certains de nos quartiers majoritairement islamisés ce changement de cœur, additionné à beaucoup d’autres, se transforme en changement de société plus libre, paisible et heureuse, alors gloire à Dieu, ce n’est que du bonus!
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