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Il reviennent pleins de zèle

© Alliance Presse
Beaucoup de jeunes se forment à l’étranger. Les Eglises sont-elles prêtes à les accompagner avant leur départ et après leur retour?
Jérémie Cavin

En ce moment, 94 Suisses et quinze Français sont en formation à Bethel aux Etats-Unis. D’autres sont partis à Hillsong, Jeunesse en Mission, C3 ou ailleurs à l’autre bout du monde. «C’est un phénomène majeur: les Suisses sont cinq à dix fois plus nombreux à se former à l’étranger qu’au pays», confirme Olivier Fleury, coordinateur suisse de JEM. Cela pose un défi majeur pour les responsables d’Eglises: «Il faut préparer le départ et l’arrivée. Nos Eglises devraient être des nurseries à ministères, pour que les jeunes puissent découvrir leur appel, bien choisir leur formation et être une bénédiction à leur retour». Olivier Fleury a le sentiment que les Eglises locales n’ont hélas «pas vraiment une motivation à former les jeunes».
Quel est le problème? «Certains reviennent totalementdécalés. A JEM, nous avons eu plusieurs remarques de pasteurs nous disant qu’ils n’arrivaient plus à “récupérer” leurs jeunes une fois qu’ils étaient de retour. La même question se pose pour ceux qui reviennent d’autres lieux de formation, parfois beaucoup plus charismatiques que JEM», relève Olivier Fleury. Il prend l’exemple de JEM: au cours d’une école de disciples, les jeunes sont 24h sur 24 en communauté et vivent des expériences fortes. «Spirituellement, c’est un terreau favorable, et ils font des bonds en avant. En trois mois d’école de disciples, un jeune reçoit l’équivalent de la nourriture qu’il aurait reçue en six ans en allant tous les dimanches au culte et tous les jeudis à la réunion de prière». Après cela, pas facile de revenir sur terre, dans la vie d’une Eglise «normale».

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