L’espérance chrétienne face au chaos mondial
«Toute chaussure du guerrier qui martèle le sol et tout manteau que l’on a roulé dans le sang seront livrés aux flammes pour être consumés» (Es. 9, 4). Cette prophétie biblique résonne amèrement avec l’actualité. Les bruits de guerre sont de plus en plus perceptibles. La liste des conflits armés majeurs ne cesse de s’allonger, touchant notamment le Soudan, l’Ukraine, Israël et les territoires palestiniens, la RDC, le Yémen, la Syrie et la Birmanie. Des régions entières sont en proie à des crises: le Sahel et ses pays voisins font face à de graves violences djihadistes et à des menaces d’insécurité alimentaire, notamment au Nigeria. La situation est fragile en Ethiopie et au Soudan du Sud. Des tensions frontalières se réveillent entre le Cambodge et la Thaïlande et restent chaudes entre l’Inde et le Pakistan. Globalement, les positions se durcissent et les menaces de guerre se font plus concrètes, de la mer de Chine au Venezuela.
La prophétie d’Ésaïe face aux guerres contemporaines
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Si cela peut être angoissant, l’image des objets de guerre détruits par le feu demeure un symbole puissant d’une paix durable et de la fin des conflits. Une promesse déjà accomplie et en cours d’accomplissement. Ce contexte de violence rend d’autant plus pertinent le verset messianique qui suit, souvent cité à Noël: «Car un enfant nous est né, un fils nous est donné.» On oublie parfois la suite essentielle de cette promesse faite en Jésus: «Il étendra sa souveraineté et instaurera la paix qui durera toujours (…). Sa royauté sera solidement fondée sur le droit et la justice, dès à présent et pour l’éternité» (Es. 9, 6).
Un espoir vivifiant à une époque où les empires se reforment et que de nouvelles puissances émergent. Cette période d’instabilité est aussi – signe des temps – marquée par «la brutalité, l’impunité et l’indifférence», dénonce Tom Fletcher, responsable des opérations humanitaires à l’ONU. Début décembre, il alertait que 240 millions de personnes ont un besoin urgent d’aide. L’objectif de l’ONU est d’en sauver 87 millions en 2026.
Un défi immense à l’heure des coupes budgétaires drastiques des Etats et de l’explosion des besoins humanitaires. Alors que les dépenses militaires mondiales ont atteint 2718 milliards de dollars en 2024, il soulignait l’ironie: «Nous ne demandons qu’à peine un peu plus de 1% de ce que le monde dépense en armes et en programmes de défense. Je ne demande pas aux gens de choisir entre un hôpital à Brooklyn ou un hôpital à Kandahar. Je demande au monde de dépenser moins en défense et plus en humanitaire.»
Jésus, le Prince de la paix et le Royaume de justice
La royauté messianique, incarnée en Jésus (qui s’accomplira pleinement à son retour), est frappante. Elle sera fondée sur le droit et la justice. Cela implique l’équité, les balances justes, le souci des personnes et du bien d’autrui. Le Royaume de Dieu, ici et maintenant, c’est donc l’Evangile avec le droit et la justice. Ce critère est essentiel pour le discernement, surtout lorsque nous pouvons choisir – imparfaitement – nos dirigeants terrestres. La promesse demeure. Une royauté solidement fondée sur le droit et la justice: tel est le Royaume qui s’ouvre et qui adviendra. Oui un enfant nous est né, le Père éternel, Jésus le Prince de la paix. Bonne année 2026 à vous, chers lecteurs!
Article tiré du numéro Christianisme Aujourd’hui Janvier 2026
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