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«Gladys Aylward», une héroïne pour notre temps

L'histoire d'une domestique anglaise du 20e siècle devenue missionnaire en Chine suscite l’enthousiasme.
Maude Burkhalter

Trois salles combles: le week-end de lancement de la comédie musicale «Gladys Aylward – Au-delà des montagnes» les 3 et 4 juin au théâtre Benno Besson à Yverdon-les-Bains annonce une tournée retentissante.

Forte du succès qu’avait été le spectacle «L’incroyable histoire de George Müller» lancé fin 2020, la troupe de quarante-cinq acteurs, danseurs et chanteurs, sans compter la trentaine de personnes dans les coulisses, s’est lancé le défi d’une nouvelle histoire. Gladys Aylward, c’est le récit d’une jeune domestique anglaise du 20e siècle devenue missionnaire en Chine.

Héroïne aux convictions fortes, elle a mis sa vie en danger à plusieurs reprises pour sauver ceux dans le besoin. Marjorie Waefler, créatrice du spectacle – qui était aussi derrière le projet George Müller   – souhaite, en plus de proposer une mise en scène belle à voir, faire passer un message: «A l’image de Gladys Aylward, chacun a été créé par Dieu avec des dons et des capacités uniques, et un rêve à réaliser.» Et d’insister sur le fait qu’avant d’être une expérience artistique, cette comédie permet d’abord un cheminement spirituel pour les participants. «En partant de l’histoire de Gladys, nous avons fait de la notion d’appel et de vocation notre fil rouge. Des enseignements et des temps de cœur à cœur avec tous les participants durant la préparation font de l’aventure une occasion pour eux de renforcer leur relation avec Dieu.»

Des épreuves encore actuelles

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Après le succès de la comédie de 2020 – admirée par quelque 5000 personnes – Marjorie Waefler doit composer avec une foule de figurants qui se bouscule au portillon. «Nous avons reçu plus de 150 inscriptions. Sur scène, on pouvait avoir quarante-cinq personnes au maximum. Devoir refuser du monde est très difficile!» Après s’être longuement penchée sur George Müller, cette mère de famille et auteure se dit ravie de pouvoir proposer une héroïne féminine en la personne de Gladys Aylward: «J’ai été épatée par le cran, la bravoure et la détermination de ce petit bout de femme. Les obstacles sur sa route sont nombreux mais elle ne semble jamais perdre courage ou dévier de ses convictions. Je trouve que les épreuves qu’elle a traversées sont toujours actuelles.» Même son de cloche chez sa fille Nikita Waefler, âgée de vingt-et-un ans et qui tient justement le rôle principal: «J’ai l’impression de pouvoir m’identifier à Gladys et à sa vocation.»

Après une pause estivale, la troupe montera à nouveau sur scène dès le 9 septembre à Fribourg, puis passera par Tramelan, La Tour-de-Peilz, Genève et même l’Alsace, avant le clap de fin à La Marive à Yverdon le 26 novembre. Alors que cette tournée vient à peine de commencer, Marjorie Waefler a déjà de la suite dans les idées, et surtout quelques noms sur le bout des lèvres. Notamment celui de Johann Pestalozzi dont la ville d’Yverdon célébrera les 200 ans de sa mort en 2027 ou encore sœur Emmanuelle, missionnaire catholique au Caire dans les années 80. Mais ça, c’est de la musique d’avenir!

Maude Burkhalter et Priscille Matron

Christianisme Aujourd'hui

Article tiré du numéro Christianisme Aujourd’hui Juillet – Août 2023

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