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Et si la société réapprenait à croire?

© Alliance Presse
Jean-Claude Guillebaud plaide pour une revalorisation du croire, mais un croire débarrassé de l’interprétation identitaire et des dérives liées au pouvoir
Joël Reymond

Aucun homme, aucune société ne peut se passer de croire. C’est le mérite de l’essayiste français Jean-Claude Guillebaud de le rappeler dans son dernier ouvrage La force de conviction (Seuil), en espérant ainsi aider la société à sortir de ses impasses actuelles: le désenchantement et le cynisme typiquement «postmodernes», mais aussi tous les raidissements religieux et identitaires.
Pour Jean-Claude Guillebaud, qui fut disciple du grand Jacques Ellul, le croire doit être reconnu comme principe fondateur de toute société, remis en valeur, mais aussi partagé, raisonné et sans cesse remis en question. Sa critique s’adresse à tous les systèmes de croyances, en particulier ceux qu’il débusque dans d’autres domaines que le religieux (le scientifique, l’économique, le juridique, etc.) et qui refuseraient de se reconnaître comme tels; chacun a sa liturgie, son ou ses figures de proue, ses dérives dogmatiques, irrationnelles et cléricales. Étonnamment, c’est l’Église qui fournit la matrice dans laquelle les systèmes de croyance s’organisent, tous en bien et en mal.

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