Le divorce chez les évangéliques: un tabou à briser avec grâce et vérité
Longtemps, le divorce a été le «grand impensé» dans les milieux évangéliques, un tabou, voire un stigmate. On préférait souvent le silence à la rupture, le secret au scandale. J’ai moi-même grandi avec un père divorcé et remarié. Certaines personnes, imprégnés d’une théologie fondamentaliste, avaient refusé de se rendre à son deuxième mariage, n’approuvant pas cette union – sans laquelle je ne serais pas né – sans forcément connaître les raisons de son parcours, ni le détail de son histoire. La plupart avaient cependant fini plus tard par s’en excuser.
Entre idéal biblique et fragilité humaine
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«C’est à cause de la dureté de votre cœur», disait Jésus à propos du divorce permis par Moïse. Le Christ place la barre de l’alliance au plus haut, à un niveau qui nous semble parfois inatteignable. Car l’humanité est ainsi faite: le couple est l’affaire de deux volontés, de deux aspirations, de choix – bons ou mauvais – qui ne dépendent pas toujours directement de l’autre. Malheureusement, l’union et la communion ne sont pas toujours possibles. Difficile de porter une alliance tout seul. Pour autant, rien n’est une fatalité.
Affronter le réel avec grâce
L’idée de ce dossier est moins d’acter une défaite que de regarder en face une réalité complexe. C’est l’occasion d’apprendre à mieux soutenir ceux qui ont traversé ou traversent un divorce, mais aussi d’épauler ces couples qui, derrière une façade lisse, auraient besoin de soutien aujourd’hui. La question n’est pas de savoir si «c’est permis», mais de découvrir comment, en tant que chrétiens, nous pouvons accompagner ceux qui cheminent sur cette ligne étroite. Une lecture nécessaire pour affronter le réel avec grâce.
Article tiré du numéro Christianisme Aujourd’hui Février 2026
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