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Dessein intelligent, le créationnisme expliqué aux postmodernes

© Alliance Presse
Le créationnisme deuxième génération, plus évolué que le premier, débarque des États-Unis. La fin de nonrecevoir que lui opposent le milieu scientifique et la presse européens trahissent la superstition entourant la théorie de Darwin.

Dieu a-t-il pris son temps pour opérér la Création? Pendant près de deux mille ans, les chrétiens ne se sont jamais arrêtés profondément sur une telle question, car dans l’ère pré-darwinienne, il n’était pas nécessaire de prendre une position claire. Mais le 12 février 1809, Dieu créa Charles Darwin, qui développa une théorie sur l’évolution des espèces, amorçant l’un des débats les plus vifs et durables que le monde ait connu à ce jour. Si, depuis quelques années, cette interrogation sur le temps est devenue l’une des plus grandes controverses au sujet du divin et de la science, ce n’est pas le fruit du hasard mais de l’invention aux États-Unis, dans les années 60, du «créationnisme scientifique». Ce dernier a fait de nombreux rejetons et l’émulation s’est nettement amplifiée lorsqu’en 1988, le paléontologue américain Stephen C. Meyer a créé la théorie appelée «Intelligent Design» (ID ou Dessein Intelligent). Considérée par les rationalistes comme une imposture, une pseudoscience ou une théorie du «Dieu bouche-trou» pour reprendre l’expression de Paul Clavier, auteur du livre Qu’est-ce que la théologie naturelle? (Vrin), l’ID ne manque en tout cas pas de suite dans les idées. En effet, la théorie doit être «une alternative acceptée dans les sciences» avant de «devenir l’optique dominante dans le domaine scientifique» selon le Wedge Document, publié par l’Institut Discovery, une puissante institution créationniste américaine.

La suite à découvrir dans la version magazine ou téléchargeable du Christianisme Aujourd’hui.

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Christianisme Aujourd'hui

Article tiré du numéro Christianisme Aujourd’hui – Avril 2006

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