Skip to content

Concordisme: quand les chrétiens forcent la Bible pour y trouver la science

La galaxie d’Andromède, située à environ 2,55 millions d’années-lumière de notre système solaire.
© Guillermo Ferla – Unsplash
Ni littéralisme naïf ni soumission aveugle à la science: plaidoyer pour une lecture exigeante des récits des origines.

«Quel homme sensé pensera qu’il y a eu un premier et un second jour, un soir et un matin, alors qu’il n’y avait ni soleil, ni lune, ni étoiles? Et pareillement, un premier jour sans un ciel?», s’interrogeait le Père de l’exégèse biblique Origène dans son Traité des principes au 3e siècle. Dès l’Antiquité, des penseurs chrétiens ont nié la lecture littérale de la Genèse. Leur approche a été contestée au 16e siècle par la Réforme et le principe «Sola scriptura» (selon lequel la Bible est la seule source d’autorité). Une Réforme qui, si elle a été salutaire en luttant contre la multiplication des sens prétendus de la Bible, «n’a pas rendu assez vigilant contre le littéralisme – qui rate le sens [du texte] –» au détriment des symboles, selon le théologien évangélique Henri Blocher.

Pour poursuivre la lecture, choisissez une des options suivantes :

Créer un compte gratuitement

Et profitez gratuitement de l'accès aux articles web réservés aux abonnés pendant 14 jours.

Publicité