Concordisme: quand les chrétiens forcent la Bible pour y trouver la science
«Quel homme sensé pensera qu’il y a eu un premier et un second jour, un soir et un matin, alors qu’il n’y avait ni soleil, ni lune, ni étoiles? Et pareillement, un premier jour sans un ciel?», s’interrogeait le Père de l’exégèse biblique Origène dans son Traité des principes au 3e siècle. Dès l’Antiquité, des penseurs chrétiens ont nié la lecture littérale de la Genèse. Leur approche a été contestée au 16e siècle par la Réforme et le principe «Sola scriptura» (selon lequel la Bible est la seule source d’autorité). Une Réforme qui, si elle a été salutaire en luttant contre la multiplication des sens prétendus de la Bible, «n’a pas rendu assez vigilant contre le littéralisme – qui rate le sens [du texte] –» au détriment des symboles, selon le théologien évangélique Henri Blocher.
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