Cameroun: des Eglises fermées, mais des radios chrétiennes qui tiennent face à Boko Haram
Loin des radars de l’actualité internationale, la bande frontalière reliant le Nigeria à l’Extrême-Nord du Cameroun vit au rythme de la peur. Depuis plus d’une décennie, les assauts répétés du groupe terroriste Boko Haram ont bouleversé le tissu social local. Lors d’un séminaire d’échange à N’Djamena réunissant des acteurs chrétiens de l’information, le constat dressé par le pasteur Samuel Heteck, de l’Union des Eglises Evangéliques au Cameroun (UEEC) à Maroua, est sans appel: le long de la ligne frontalière, dans des bourgs tels que Tourou, Moskota ou Kolofata, les paroisses sont désormais closes. Pour fuir les égorgements et les razzias, des milliers de fidèles ont reflué vers l’intérieur du pays, abandonnant terres arables et bétail pour tenter de survivre dans des campements de fortune.
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