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Aller à l’Eglise en vacances?

© Alliance Presse
En été, les régions touristiques attirent les vacanciers, et les Eglises découvrent de nouveaux visages. Un bienfait pour tout le monde!

«La visite de touristes chrétiens est une bénédiction pour nous, et rencontrer des frères et sœurs d’autres régions est un fort encouragement». Benjamin Besnard, pasteur à Quimper (Bretagne), apprécie les moments estivaux qui permettent à ses ouailles de faire la connaissance d’autres chrétiens: «Quand des visiteurs passent dans notre assemblée, il me semble que Dieu nous dit: “Vous avez deux heures pour bénir ces personnes. Donnez-leur l’envie et la joie de porter votre ministère dans leur cœur!”. Pour moi, la question est de savoir si nous sommes en mesure de les bénir et comment.»

Un moment de fraîcheur
Les vacanciers apprécient aussi de profiter du repos de l’été pour se ressourcer dans une autre Eglise. Pour Sonya, «Dieu crée des connexions pendant les vacances, moments privilégiés pour casser la routine, le religieux ou l’activisme trop ancré. C’est le moment de ranimer la flamme et de retrouver le premier amour». Elle a le sentiment que lorsque Dieu parle dans une autre Eglise, on est plus facilement attentif, «car débarrassé d’habitudes, émerveillé de redécouvrir en d’autres couleurs le même Dieu que nous servons à travers d’autres façons de faire».
Gwenn, qui se déplace beaucoup, le confirme: «Découvrir une autre Eglise est un véritable bain de fraîcheur, car je peux porter un nouveau regard sur l’assemblée et remettre en question mes habitudes». Elle y voit une illustration des douze tribus d’Israël, qui étaient différentes et pourtant complémentaires. «J’apprécie d’être perçue de manière nouvelle par des personnes qui ne me connaissent pas et j’y découvre une certaine liberté qui me ressource.»

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Une même famille
Un apport mutuel, mais aussi des connexions semblables, voilà ce que Michel apprécie lorsqu’il rejoint une Eglise à Lannion pendant ses vacances: «Le fonctionnement est identique à celui de notre Eglise et je retrouve le même recueil de chants. Nous ne sommes donc pas déstabilisés. Mais les gens sont plus accueillants, ils s’embrassent beaucoup, alors que les Alsaciens sont plus réservés». Michel aime discuter avec les membres après le culte; et comme cette ville de Bretagne est universitaire, il y trouve des étudiants de différentes nationalités, «ce qui n’est pas le cas dans notre Eglise de campagne. De belles rencontres en perspective.»
Les rôles sont inversés pour Adèle qui, elle, habite en Bretagne et séjourne deux fois l’an en Allemagne. «Je suis émue de chanter en allemand des chants que je connais. Lors de ces moments-là, j’ai un très profond sentiment d’appartenir à l’Eglise de Christ dans son universalité et non plus d’être une simple visiteuse. Les frontières sont abolies et ma vision de l’Eglise s’élargit. De plus, comme la Bretagne est bien connue, j’ai l’impression de créer un lien de foi entre deux régions.»
Tour à tour visiteurs ou membres de l’Eglise, nous sommes tous concernés. Pour Benjamin Besnard, «il faut que les visiteurs repartent en se disant: “On a bien fait de venir et on reviendra”». Le pasteur juge important de relever le défi de la pluralité, pour faire en sorte que nos célébrations répondent aux besoins de personnes de tous milieux. «En effet, si l’Eglise locale a “l’ambition” de servir Dieu auprès de ceux qui l’entourent, elle doit alors parvenir à encourager ces frères et sœurs de passage, car l’Evangile parle à tous.»
L’Eglise locale, une mission auprès des visiteurs, un champ d’action pour l’été…

Isabelle Leseigneur

Christianisme Aujourd'hui

Article tiré du numéro Christianisme Aujourd’hui juillet-août 2016

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