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Thomas n’écoute pas… ou pas encore?

La chronique familiale de Josepha Faber Boitel.
raffinboy - Depositphotos (photo d'illustration)

«Thomas a 15 ans et ses parents en ont assez de répéter: «On te parle, mais tu n’écoutes jamais!» Il répond à peine, oublie ce qu’on vient de lui dire et semble vivre dans un monde parallèle. Pourtant, il n’est pas paresseux. Il décroche vite, c’est tout.

À l’adolescence, le cerveau vit un remaniement spectaculaire. Le cortex préfrontal, qui aide à planifier et à se concentrer, mûrit lentement. En parallèle, le striatum, zone de la recherche de nouveauté et de récompense, s’active fortement. Résultat: les informations banales ou répétées l’ennuient, alors qu’un message stimulant ou risqué captera toute son attention. Ce n’est pas qu’il ne veut pas écouter: c’est que son cerveau sélectionne en priorité ce qui le stimule.

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Lui parler en captant son regard, en s’assurant qu’il n’est pas absorbé ailleurs, permet de recréer du lien. Donner une consigne à la fois, courte et claire, aide à la mémorisation. Et surtout: lui faire confiance, même quand on doute. L’adolescent a besoin d’être entendu pour apprendre à écouter.

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