Ados: un âge exigeant mais passionnant
«J’ai adoré avoir des ados!», s’exclame Laurence, 58 ans, auteure, divorcée et mère de quatre enfants aujourd’hui adultes. «C’est l’âge des conversations et des discussions: quand ils étaient petits, j’étais noyée!» Marie, mariée, 46 ans et mère de trois filles adultes, confirme: «C’est appréciable que nos enfants soient plus autonomes. C’est aussi chouette d’avoir des dialogues moins terre à terre.» Cette maman a vécu l’adolescence de sa première fille à seulement 33 ans: «C’est un âge où ils sont émotionnellement fragiles et influençables.»
À ce sujet, Luce, épouse et enseignante retraitée de 66 ans ayant un fils adulte, explique: «Ma plus grande peur était qu’il touche aux substances illicites, aux drogues qui circulaient dans tous les établissements scolaires.» Elle ajoute: «Ce qui me rassurait un peu, c’est qu’il faisait du sport (…) Il m’a toujours assuré qu’il n’y avait jamais touché! Il n’a jamais vu ses parents fumer ou boire à l’excès, c’était peut-être un modèle…» Marie confirme: «Nos ados nous regardent vivre beaucoup plus qu’on ne le pense. L’exemple vaut bien mieux que les plus beaux discours et une présence constante mais pas étouffante les aide à se construire solidement.» À l’inverse, Laurence déplore l’influence néfaste du père de ses enfants, addict aux écrans et aux jeux vidéo. Elle réussit tout de même à établir des règles strictes quant à leur utilisation, tout comme Luce. Règles qui, disent-elles, ont été bien acceptées.
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Laurence insiste: «Il faut proposer des alternatives! S’engager, prendre du temps avec ses enfants, rigoler ensemble! Et ne pas hésiter à marquer les événements, même mineurs», pour éviter de «passer à côté de leur mal-être», évoque Marie, et garder – de l’avis de toutes – un dialogue omniprésent.
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