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Mission et colonisation: quand le Nord apprend à recevoir du Sud

En un siècle, le christianisme a basculé vers le Sud. Le 3 octobre, une journée d'étude à la HET-PRO a invité à repenser la mission à l'heure postcoloniale.
Nirine Jonah, micro en main, s'exprime devant un écran où l'on lit «Regards différenciés sur la mission»
Anne-Valérie Gaillard

Dans un an, Jérémie de Pablos devrait partir avec son épouse en Guinée pour une mission de longue durée. Avant ce départ, il a choisi de prendre le temps de réfléchir. Le 3 octobre, il a participé à une journée d’étude consacrée aux liens entre mission chrétienne et héritage colonial, organisée par la Haute école de théologie (HET-PRO) et le Réseau de missiologie évangélique pour l’Europe francophone (REMEEF) au Forum Emmaüs, à Saint-Légier, en Suisse.
Près de 90 personnes ont participé à cette journée, dont 54 sur place et 33 en visioconférence. Au fil des interventions consacrées aux relations entre Églises du Nord et du Sud s’est dessinée une même conviction: la mission ne consiste plus seulement à apporter un savoir ou des ressources, mais aussi à apprendre de l’Église locale, à lui laisser l’initiative et à l’accompagner dans ses projets.

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