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Faire des enfants: de l’évidence au dilemme

Balançoires d'enfants vides dans un parc
© creatista – Depositphotos
La baisse de la fécondité ne s'arrête pas aux portes des Églises: les jeunes adultes évangéliques traversent les mêmes hésitations que leur génération. Deuxième volet de l'enquête.
Maude Burkhalter

Pourquoi les jeunes d’aujourd’hui – même les évangéliques – ne font-ils plus systématiquement d’enfants? Dans la rubrique «Génération Réveil» de l’édition du mois passé, des témoignages de jeunes adultes repoussant la parentalité voire y renonçant annonçaient déjà un constat statistique de fond. Et le phénomène dépasse largement l’Europe occidentale. Aujourd’hui, la baisse de la fécondité concerne une majorité de pays. Selon les Nations unies, le taux de fécondité mondial est passé de 3,31 enfants par femme en 1990 à 2,25 en 2024, et devrait encore reculer à 2,07 en 2050. Dans l’article «Baisse de la fécondité et incohérences du natalisme» de la revue Diplomatie, la chercheuse Céline Delacroix rappelle toutefois qu’il faut nuancer les discours sur un supposé «effondrement démographique». En effet, la population mondiale continue de croître et devrait encore augmenter jusqu’aux années 2080.

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