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«Le prix d’un camp ne doit jamais être un obstacle»

© Alliance Presse
Le prix d'un camp peut parfois décourager certains parents à y inscrire leurs enfants. Pourtant, les organismes de camps tentent par plusieurs moyens d'aider les familles moins aisées. Plusieurs initiatives personnelles existent également. Découvrez sur ce site les autres articles de notre supplément vacances.

Agés de 20 à 21 ans, ils ont déjà sponsorisé quinze camps! «Il y a un an, nous avons lancé Maranatha, une marque de vêtements chrétiens qui portent un message clair. Puis nous avons eu l’idée d’utiliser les bénéfices pour financer des camps de la Jeunesse Action Biblique (JAB), qui nous ont tellement boostés dans notre foi!», raconte Benjamin Simonin, un des quatre initiateurs du projet (en photo avec les trois autres de Maranatha, ainsi qu’un ami).
Les initiatives personnelles ou ecclésiales sont aussi précieuses pour d’autres organisations. «De plus en plus d’Eglises ont une caisse d’entraide. Et nous invitons les familles au revenu confortable à aider les familles modestes», explique Bernard Gisquet, d’Agapé Village. Les dons restent une valeur sûre. Du côté du Grain de Blé Suisse, en plus des donateurs habituels, un gros bienfaiteur s’engage désormais à offrir le séjour aux enfants qui viennent de milieux défavorisés et qui souhaitent participer pour une deuxième fois à un camp, relève Paul de Montmollin. Au total, le 30% du budget vient des dons. Il regrette par contre que les Eglises n’accordent pas une part plus importante de leur budget à l’enfance, alors que «85% des personnes aujourd’hui spirituellement engagées ont fait une démarche décisive avant quinze ans».
Pour alimenter leurs fonds d’aide au financement, les organisateurs font preuve d’imagination. La LLB France a mis sur pied le concept des «séjours suspendus», à l’instar des «cafés suspendus»: les donateurs peuvent offrir un camp, qui reste «suspendu» jusqu’à ce qu’un demandeur se manifeste. Au Grain de Blé France, on participe chaque année à la Course des héros, dans le but d’offrir des séjours à ceux qui en ont besoin.

Recours aux aides sociales
Pour tous ces organisateurs, il n’est pas question que le prix d’un camp soit un obstacle à une participation. Alors on est prêt à plusieurs sacrifices financiers. Agapé Village tente par exemple de proposer des faveurs aux plus bas revenus, en offrant des séjours dans des bungalows à bas prix ou en appliquant des tarifs dégressifs à ceux qui n’y auraient pas forcément droit.
Et il y a de véritables besoins: la LLB Suisse utilise chaque année 20 000 francs (16 000 euros) pour aider des personnes défavorisées. Quid de la solution des aides sociales? La JAB et le Grain de Blé y recourent.
En France, Bernard Gisquet regrette que les difficultés financières soient un véritable problème, qui prive beaucoup de gens de se rendre à un camp. «Il y a toujours moins d’argent dans l’administration, et les finances du service social des CAF sont toujours moins attribuées aux organismes de camps, surtout s’ils sont chrétiens.»
Alain Nussbaumer, de la LLB France, même s’il ne dramatise pas, sait que l’avenir reste incertain sur ce point. Du côté du Grain de Blé France, Timothée Graber se réjouit que, pour l’heure, les aides sociales contribuent au financement de 50% des camps. Il conclut ainsi: «Nos œuvres chrétiennes véhiculent des valeurs saines aux enfants, à un âge où tout se joue». Et ça, ça n’a pas de prix. ¶

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Christianisme Aujourd'hui

Article tiré du numéro Christianisme Aujourd’hui – avril 2014

Dossier: Vacances chrétiennes
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