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En 2023, oser le risque

© Istockphoto
Le début d’une nouvelle année représente toujours une remise à zéro, à tous les niveaux, bien souvent symboliquement, parfois concrètement. A l’heure des listes de bonnes résolutions et des possibilités qu’offre l’année 2023, le temps est au changement; et si cette année, nous sortions de notre zone de confort, en prenant un risque? Celui-ci peut prendre la forme d’un investissement osé, d’une résolution sportive, d’un changement de carrière, d’un renouveau spirituel ou d’une intentionnalité déterminée dans nos relations. Peu importe la forme, l’objectif demeure inchangé: oser quitter sa zone de confort pour que 2023 devienne une année marquée par la croissance. A vous lecteurs, bonne année... risquée!
David Métreau

Le risque est juste

Dans l’actualité récente, on a beaucoup parlé de la balance bénéfices/risques pour la vaccination, les placements financiers ou dans le domaine énergétique avec l’usage du nucléaire par exemple. D’un côté de la balance se trouvent les bénéfices, de l’autre les risques et pour chaque décision un arbitrage qui dure plus ou moins longtemps. Cette peur du risque peut empêcher d’entreprendre, d’aller de l’avant, de répondre à un appel à s’engager davantage pour Dieu, bref d’oser.

Le risque est omniprésent et se cache derrière nos faits et gestes les plus anodins. Traverser une route, c’est prendre le risque de se faire renverser par un chauffard, se confier à un ami ou une connaissance, c’est prendre le risque que la conversation privée soit divulguée. Mais le risque rend vivant. Il donne la sensation de vivre et d’exister.

Mes plus beaux souvenirs lors de voyages en Asie, par exemple, c’est lorsque, en prenant des risques, tous mes plans ont été chamboulés et que je me suis retrouvé au bénéfice des conseils et de l’hospitalité des habitants. Et que j’ai rencontré par hasarD, des frères en Christ ou des amis que je garde précieusement encore plus de dix ans après. La prise de risque donne du goût, du sel à la vie. Mais plus encore, le risque est juste. C’est ce que souligne John Piper dans un petit ouvrage Risk is Right (éd. Crossway, non traduit en français). Le risque est juste quand il est fait pour et par l’amour de Jésus. «Ce n’est pas l’impulsion de l’héroïsme ou la soif d’aventure ou le courage de l’indépendance ou le besoin de gagner la faveur de Dieu. C’est une simple confiance en Christ; qu’en lui Dieu fera tout ce qui est nécessaire pour que nous puissions jouir de lui pour toujours», décrit le théologien.

Un risque qui a pour but de magnifier le Christ et de glorifier le Créateur. Cette foi en ces promesses libère de la peur du risque et rappelle qu’il vaut parfois (souvent) mieux perdre sa vie plutôt que de la gaspiller.

Le risque est donc juste quand il est pour la cause du Christ. Dès lors, la vie a de la saveur et de la valeur, aussi courte soit-elle. Comme la jeune Lygon Stevens morte prématurément à vingt ans et qui avait écrit peu avant son accident: «Je suis une œuvre d’art signée de la main de Dieu. Mais elle est inachevée; en fait il vient à peine de la commencer…» Dans une perspective d’éternité, le risque encouru en vaut la peine; il est juste de risquer son existence, sa réputation pour la cause du Christ.

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Christianisme Aujourd'hui

Article tiré du numéro Christianisme Aujourd’hui Janvier 2023

Dossier: 2023: Oser le risque
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