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La foi hors Église a-t-elle un avenir?

 
22.01.07 - Conséquence de l’individualisme ambiant, la défection des membres gagne aussi les Églises évangéliques, avec quelques spécificités.
Quelques témoignages et exemples d’initiatives en réponse à ce phénomène
Un aspirateur géant dont le sac serait troué. C’est ainsi que le chercheur Alan Jamieson décrit le milieu évangélique, déployant son énergie dans le recrutement de nouveaux membres alors qu’il en perd nombre d’autres.
Les Églises historiques-traditionnelles ne sont pas les seules aux prises avec la défection de leurs membres. La grande famille évangélique aussi. Mais ce qui est nouveau et particulier, c’est que dans un certain nombre de cas, ceux qui quittent une Église professante le font fermement décidés à rester attachés à leur foi et à continuer à la vivre, hors cadre ecclésial. Les sociologues se sont penchés sur ce phénomène, en particulier dans le monde anglo-saxon. D’après eux. la tendance va se poursuivre et constituer un défi pour l’Église évangélique du XXIe siècle.

Une foi sans Église
Alan Jamieson a consacré sa thèse de doctorat à la question, la publiant en 2000 sous le titre: «Une foi sans Église». Le pasteur néo-zélandais a commencé une série de plus de cent entretiens en visitant un couple qui avait assumé, avec succès, des responsabilités importantes dans une Église. Ils n’étaient pas rétrogrades au sens où on l’entend, mais persévéraient dans la discipline chrétienne de base. Ils ont même prié pour le chercheur et son travail avant qu’il ne les quitte, deux heures et demie plus tard, passablement secoué et rempli d’interrogations.
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"Je ne peux plus m'intégrer" / "Des bas et quelques hauts"

Je ne peux plus m’intégrer 2003 a été une mauvaise année pour Marcel*. Une accumulation de choses l’ont fâché définitivement avec l’Église: des ennuis de santé, une agression traumatisante et, surtout, la réaction des responsables de son Église, à qui il a annoncé qu’il ne pouvait plus y servir; en effet, il n’était plus à l’aise avec l’atmosphère de contrôle qui imprégnait sa (pourtant florissante) communauté. Diplômé d’une école biblique, il s’y était engagé résolument, participant notamment à un essaimage. Mal accueilli, remis à sa place et jugé, il vit un drame. Abusé sexuellement dans son enfance, Marcel a développé une forte sensibilité, il le précise tout de suite?; il a le sentiment de revivre la trahison et la confiance lentement rebâtie est brisée. Du temps qui a suivi, Marcel et son épouse relèvent quelques éléments: ils n’ont plus eu de signe de vie de personne; cette épreuve a soudé leur couple; et ils ont passé une année et demie à faire entre eux le procès de leur ancienne Église. «Il fallait qu’on se défende.
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