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L’importance stratégique et insoupçonnée du blé

© Istockphoto
Les sanctions contre la Russie obligent de nombreux pays à acheter leur blé ailleurs, bien souvent pour un prix exorbitant. Pour quels enjeux à long terme? Analyse.
Charlotte Moulin

Les pays qui ont voté en faveur des sanctions contre la Russie alors qu’ils dépendaient jusqu’alors du blé fourni par le duo Russie-Ukraine doivent chercher ailleurs. Pour eux, l’heure n’est pas à la stratégie économique mais au pragmatisme. Au prix de 417 euros (436 francs) la tonne de blé tendre sur Euronext en avril pour livraison en mai, jamais cette céréale n’a été aussi chère. La Russie en est le premier exportateur, suivie du Canada, des Etats-Unis, de la France… et de l’Ukraine. Avant la guerre, la Russie et l’Ukraine vendaient en effet à eux deux 30% des exportations de blé mondial. Les autres pays producteurs tâchent aujourd’hui de compenser pour éviter la pénurie en particulier au Maghreb et au Moyen-Orient.

Dossier: Pénurie alimentaire
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