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En montant vers Pâques

© GettyImages
On associe souvent la déchristianisation de l’Occident avec de nouveaux courants de pensée. Le «wokisme» ou la «cancel culture», dont la force est décuplée par les réseaux sociaux, font pression sur les moins progressistes d’entre les chrétiens: adaptez-vous ou mourez! «Papy» doit-il faire de la résistance? Mais après avoir entièrement vidé l’eau du bain (et peut-être jeté le bébé avec), une question demeure: y a-t-il une vérité?  
Maude Burkhalter

A l’approche de Pâques et alors que nous sommes en pleine période de Carême, beaucoup d’entre nous se privent de quelque chose. Si ce n’est pas de chocolat ou d’aliments sucrés, il s’agira peut-être de temps passé sur les réseaux sociaux ou plus généralement derrière un écran. C’est peut-être votre cas? Si vous vous êtes lancé dans une diète de réseaux, vous connaissez sûrement votre galerie d’images par cœur, à force de consulter systématiquement votre téléphone sans but précis. Ou suis-je la seule coupable?

Dans tous les cas, cette période de Carême tombe à pic. Elle permet le renoncement à quelque chose, mais pas pour le simple fait de se prouver que l’on est capable de renoncer car non – oh Dieu non – on n’est pas dépendant… Renoncer, c’est créer de l’espace pour autre chose. Le dossier que nous vous proposons ce mois-ci s’inscrit dans cet «autre chose». Il s’agit d’une quête de vérité. L’on renonce au sucre, au chocolat ou au temps consacré aux réseaux pour permettre un renouveau de concentration, de disponibilité à ce que peut nous amener la vérité, celle de Jésus-Christ mort et ressuscité.

La société est en quête de vérité. Ce dossier utilise de grands mots et nous fait monter dans des sphères plus abstraites que d’autres dossiers, mais cette période de renoncement est propice à une réflexion un peu plus poussée. Parce que cette quête de vérité nous concerne tous. Nous qui cohabitons avec une génération de plus en plus relativiste, où la notion même de vérité est remise en question. Nous qui, sous l’influence d’algorithmes intelligents, adoptons des opinions tranchées sans toujours fournir l’effort d’une réflexion avertie. Nous qui ne savons pas toujours comment réagir face à une culture de l’effacement clivante ou quand les revendications woke rejoignent nos préoccupations chrétiennes (comme le montre un article de ce dossier), mais pas la manière de les exprimer.

Cette quête de vérité nous emmène ultimement vers le Christ, on ne s’en cache pas. A l’image de la montée vers Pâques, nous montons avec ce dossier en direction de celui dont les paroles célèbres – je suis le chemin, la vérité et la vie – prônent une exclusivité audacieuse. C’est là notre invitation dans cette période de renoncement, osons faire de l’espace et nous mettre en quête.

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Christianisme Aujourd'hui

Article tiré du numéro Christianisme Aujourd’hui Mars 2024

Dossier: En quête de (la) vérité

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Un Occident en «post»-Christianisme et des chrétiens en «post»-évangélisme... comment ces «post» redéfinissent-ils les identités?

Cerner les points de tension chez les évangéliques

Eric Zander, implanteur d’Églises et initiateur de communautés alternatives avec Vianova dont il est directeur général, observe quatre tendances pour le milieu évangélique francophone. Verbatim.

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