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«Béni soit ton nom» résonne depuis 20 ans

Composé en octobre 2001 par Matt et Beth Redman, le cantique «Béni soit ton nom» émane entre autres d’une Amérique endeuillée par les attentats du 11 septembre. Depuis vingt ans, il encourage à la confiance dans la douleur.
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Composé en octobre 2001 par Matt et Beth Redman, le cantique «Béni soit ton nom» émane entre autres d’une Amérique endeuillée par les attentats du 11 septembre. Depuis vingt ans, il encourage à la confiance dans la douleur.
Rachel Gamper

Le 15 septembre 2001, Matt et Beth Redman, compositeurs et interprètes, quittent leur Angleterre natale pour un congé sabbatique prévu de longue date en Californie. Placés de facto en observateurs d’une nation endeuillée, le couple trouve les chrétiens pleins de courage et les pasteurs riches en réconfort biblique, mais les conducteurs de louange pauvres en chants exprimant à la fois confiance et douleur comme ceux des psalmistes d’antan.

«Quelques semaines plus tard, nous avons composé “Béni soit ton nom”. Nous ne l’avons pas écrit en rapport direct avec l’actualité, mais l’ambiance spirituelle et émotionnelle du moment y a forcément contribué», racontent-ils dans leur livre Blessed be your name (éd. Hodder et Stoughton). Et d’ajouter: «En réalité, il s’agit d’un chant inspiré par notre vie entière.» 

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Une enfance difficile

En effet, dans son livre 10 000 reasons (éd. Cook Publishing Co.), Matt Redman raconte le décès de son père alors qu’il n’a que sept ans: «C’était un double choc puisque j’ai découvert que non seulement il ne serait plus jamais là, mais qu’il s’était ôté la vie.» Sa mère fait un remariage malheureux. Et à partir de l’âge de treize ans, Matt Redman est victime d’abus: «Lorsque la police a découvert ce qui m’arrivait, mon bourreau s’est retrouvé en prison.» 

Pourtant, en filigrane de ces tourments croissait en Matt Redman une foi profonde depuis l’âge de dix ans, lorsqu’il avait prié pour devenir enfant de Dieu. «Durant les moments les plus horribles de mon adolescence, je me souviens avoir pleuré toutes les larmes de mon corps tout en me réconfortant avec les paroles des Psaumes», se souvient-il. 

Violence et rejet

Pour sa part, la jeunesse de Beth Redman est marquée par la violence de son père. «Dans la maison, les trous dans les portes témoignaient de coups de poing. Certains murs portaient l’empreinte de nos têtes», écrit-elle dans God knows my name (éd. Cook Publishing Co.). A cela s’ajoute du harcèlement à l’école et dans le quartier. 

Mais sa foi en Dieu continue à se développer. A l’âge de dix-huit ans, émerveillée par la beauté de l’amour paternel de Dieu, elle lui promet de se mettre à son service. Elle quitte son emploi et devient évangéliste, avant de rencontrer celui avec qui elle continue de servir, vingt-trois ans et cinq enfants plus tard.

Le choix de la louange

Mais le choix de louer Dieu dans les difficultés ne se conjugue pas seulement au passé et les Redman continuent à vivre le sens des paroles de ce chant dans leur propre vie. Ainsi, par exemple, lorsqu’on leur demande si les paroles ont été rédigées suite aux six fausses couches d’affilée qu’ils ont vécues - certaines très difficiles - ils répondent: «Non, nous l’avions déjà écrit. Mais grâce à ces pertes, nous avons appris comment vraiment chanter “Béni soit ton nom”.» 

Un autre chant pour louer dans l’épreuve

Aux Grammy Awards 2013, Matt Redman a reçu deux trophées pour son chant «Bénis Dieu, ô mon âme». Mais comme il le raconte dans son livre éponyme, la façon dont cette musique encourage les chrétiens dans diverses circonstances et épreuves - meurtre, maladie, peloton d’exécution en Indonésie, etc. - supplante largement la gloire terrestre et passagère attachée à ce chant. 

Christianisme Aujourd'hui

Article tiré du numéro Christianisme Aujourd’hui Septembre 2021

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