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Notre maison brûle

La fumée d’un feu de forêt s’élevant sur le quartier Hisaronu de la station balnéaire de Marmaris en Turquie le 31 juillet 2021
© AlizadaStudios / iStock La fumée d’un feu de forêt s’élevant sur le quartier Hisaronu de la station balnéaire de Marmaris en Turquie le 31 juillet 2021
«Notre maison brûle et nous regardons ailleurs», disait le président français Jacques Chirac. Cette phrase qui semble plus que jamais d'actualité peut s'appliquer à d'autres sphères. L'édito de la rédaction.
David Métreau

«Notre maison brûle et nous regardons ailleurs.» Les incendies qui ont ravagé cet été une partie de la Grèce, de la Turquie, de l’Algérie, du Canada, de la Russie ou des Etats-Unis pourraient être les illustrations concrètes du discours de Jacques Chirac prononcé au sommet de la Terre de Johannesburg en 2002.

A ces feux de forêt gigantesques s’ajoutent des inondations et des glissements de terrain d’une ampleur inédite en Allemagne et en Belgique, causant des centaines de morts et des dizaines de milliards d’euros de dégâts matériels. La Chine, l’Inde et la Turquie (encore) n’ont pas non plus été épargnées par les trombes d’eau et leurs conséquences mortelles, tandis que Madagascar subit une sécheresse historique qui entraîne une grave crise alimentaire.

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Et comme partout, la pandémie n’arrange rien. «Prenons garde à ce que le 21e siècle ne devienne pas pour les générations futures celui d’un crime de l’humanité contre la vie», poursuivait feu l’ancien président français. 

La solution vient d’en haut

Ces catastrophes naturelles, climatiques, effraient et plongent le monde dans l’incertitude. Cela augure des tensions pour le contrôle des ressources et celui des citoyens, car c’est connu, chaque être vivant est un «petit pollueur». Cela montre aussi la nécessité d’une solution globale, intégrale, qui viendrait d’en haut. Non pas venue d’un Etat supranational tout-puissant, mais du Tout Puissant lui-même, de Dieu, et des hommes de bonne volonté qui cherchent la paix. 

Quand notre maison, l’Eglise, brûle, ne regardons pas ailleurs.

«Notre maison brûle et nous regardons ailleurs.» Cette phrase pourrait s’appliquer à bien d’autres sphères. Les divisions ne datent pas de la pandémie. Elles ont jalonné l’histoire du christianisme, mais elle a révélé des tensions extrêmes au sein des Eglises, des chrétiens et parfois même au sein des familles. Celles-ci préexistaient mais semblent rendre aujourd’hui certains membres du corps du Christ irréconciliables.

«Tout royaume déchiré par la guerre civile est dévasté. Aucune ville, aucune famille divisée ne peut subsister», disait Jésus aux Pharisiens. Ce morceau de verset est certes sorti de son contexte; pris à part, il n’en demeure pas moins vrai. Quand notre maison, l’Eglise, brûle, ne regardons pas ailleurs. Appelons le pompier et participons avec lui à éteindre cet incendie destructeur.

David Métreau, rédacteur en chef

Christianisme Aujourd'hui

Article tiré du numéro Christianisme Aujourd’hui Septembre 2021

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