Skip to content

«Les profils atypiques stimulent ma foi»

Pascal Portoukalian est directeur de la marketplace chrétienne eXcaléo (anciennement Paul et Séphora). Homme de réseau au verbe fin, il se nourrit de ce qui est neuf et qui va à la rencontre du prochain. Entretien.
© DR
Pascal Portoukalian est directeur de la marketplace chrétienne eXcaléo (anciennement Paul et Séphora). Homme de réseau au verbe fin, il se nourrit de ce qui est neuf et qui va à la rencontre du prochain. Entretien.
David Métreau

Comment êtes-vous devenu chrétien? 

Je suis né entre une page de Bible et une feuille de vigne, dans une famille arménienne chrétienne. A dix-sept ans, touché par l’histoire de la piscine de Bethesda, j’ai décidé de me jeter à l’eau. Par la suite, mon pasteur d’adolescence, a été l’une des personnes marquantes de mon cheminement, parce qu’il m’a confié des responsabilités. M’investir dans l’Eglise a été une porte d’entrée pour entrer dans la foi concrète. J’ai toujours été attiré par les profils atypiques, avec des aspérités et des points saillants. Ils stimulent et m’interrogent sur ma foi.

Publicité

Comment êtes-vous arrivé à vos responsabilités au sein de Séphora Musique, devenu Paul et Séphora, puis eXcaléo?

A vingt-quatre ans, jeune directeur de supermarché, j’étais frustré de vendre de l’alimentation sans vraiment nourrir les gens. Esaïe 55 dit m’a interpellé: «Pourquoi travaillez-vous pour ce qui ne nourrit pas, pourquoi pesez-vous de l’argent pour ce qui ne rassasie pas?». Suite à la lecture de ce passage, j’ai dit à Dieu: «Si tu veux que j’arrête ce que je fais, tu t’en occupes.» Quelques jours après, j’étais licencié! Et je suis entré chez Séphora comme responsable commercial et marketing avant d’en prendre la direction.

Vous êtes à la fois entrepreneur et engagé dans le ministère chrétien. Comment conciliez-vous les deux appels? 

En faisant cohabiter les lois du Royaume et les lois universelles. Par exemple, on ne peut avoir d’entreprise viable sans une bonne stratégie. Mais les stratégies sont meilleures si Dieu les donne. Les humains prennent les décisions et Dieu est sollicité pour les inspirer.

Depuis un an, vous avez lancé «La Pensée de Pascal», une lettre de nouvelle quotidienne de réflexion et d’édification. Où puisez-vous votre inspiration? 

L’écrivain Léon Tolstoï a un jour dit: «Décris ton village et tu deviendras universel.» Alors je parle de moi, de ce qui m’entoure, de ce que je comprends, de mes peurs, de mes erreurs, de mes joies et de mes peines. Les théories sont plus accessibles lorsqu’elles sont ancrées dans l’expérience.

Dans le milieu chrétien, qu’est-ce qui vous enthousiasme le plus? Et vous révolte le plus?

Je suis révolté par le légalisme et l’immobilisme. Je suis enthousiasmé chaque fois qu’on explore une démarche pertinente pour rencontrer notre prochain.

A quelle scène de la Bible auriez-vous aimé assister?

L’arrivée de l’arche de Noé. Me trouver parmi tous les animaux sur le mont Ararat sans craindre de me faire manger par un lion ni de me faire tuer par un militaire, serait un délice extrême.

Quel est votre personnage biblique préféré?

Gédéon: un petit parmi les petits, que Dieu a utilisé pour faire de grandes choses. Nous avons d’ailleurs donné ce prénom à l’un de nos enfants.

Propos recueillis par David Métreau

Christianisme Aujourd'hui

Article tiré du numéro Christianisme Aujourd’hui Juin 2021

Thèmes liés:
Une fois son doctorat en géographie en poche, Claude Martinaud s’est mise à étudier l’histoire de l’Eglise, puis la théologie.

Elle partage l’Evangile par tous les moyens

Une fois son doctorat en géographie en poche, Claude Martinaud s’est mise à étudier l’histoire de l’Eglise, puis la théologie. Elle est l’auteure de «L’Aventure chrétienne» (éd. Saint-Léger), qui retrace l’histoire de l’Eglise de la…

Publicité