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En faisant confiance à Dieu, je me sens libre

athalie Schnœbelen est la directrice de communication de l’Eglise de la Porte Ouverte Chrétienne de Mulhouse.
© DR
Les Confessions de... Nathalie Schnœbelen, la directrice de communication de l’Eglise de la Porte Ouverte Chrétienne de Mulhouse. Loin d’être une enfant tombée dans la marmite évangélique, elle la rejoint près de trente ans plus tard pour l’expérimenter en version XXL.

Quelles expériences déterminantes vous ont-elles conduites vers la foi?

Ma famille était de confession catholique mais c’est mon frère Jean-Marc qui a été le déclencheur en m’offrant une Bible. Elle me paraissait inaccessible, mais mon frère la lisait et en parlait comme on parle d’une amie. Lorsqu’il est gravement tombé malade, je ne comprenais pas pourquoi cela arrivait à un tel ami de Dieu. Mais Dieu l’a guéri. J’ai commencé à lire la Bible et ai rencontré Dieu personnellement.

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Avez-vous connu des périodes de rébellion?

Je parlerais plutôt de temps forts avec Jésus. Je me souviens de prières «bras de fer»: «Tu dis être celui qui guérit les cœurs brisés, être proche des malheureux, j’en fais partie. Dans les Evangiles tu es avec les gens. Tu dis avoir donné ta vie

pour moi, je suis prête à te donner la mienne pour toi mais j’ai besoin de toi ici et maintenant!» C’est en ce jour de février 1996, entre échecs et rupture amoureuse, que tout a commencé entre Jésus et moi. Il s’est révélé dans toute sa grâce, j’étais transportée de joie et j’ai pris la décision ferme de le suivre!

Ancienne commerciale pharmaceutique, votre vie a pris plusieurs tournants inattendus à l’orée de vos 40 ans: sans regret?

Absolument! Quand Dieu conduit votre vie, sa bénédiction n’est suivie d’aucun chagrin. Quarante ans, c’est l’âge auquel je me suis mariée et ai quitté mon métier pour servir Dieu. Je me souviens d’une nuit décisive avec Jésus: «Nathalie, m’aimes-tu au point de quitter ton travail, ta région, ta famille et ton Eglise?» «Oui.» «Au point… d’abandonner l’idée du mariage?» J’ai bataillé mais j’ai fini par capituler: «Seigneur, je ne comprends pas, mais je te fais confiance.» A l’instant, je me suis sentie libre! Le mois suivant, je partais en stage au sein d’une radio à Mulhouse et rencontrais mon mari. J’avais reçu l’Alsace en vision trois ans avant. Obéir à Dieu, ça fait souvent mal mais c’est aussi source de liberté et de bonheur.

Votre Eglise a été sous le feu des critiques et des projecteurs, quels versets ont-ils nourri votre foi durant tous ces mois?

«Celui qui est ferme dans ses intentions, tu lui assures une paix profonde parce qu’il se confie en toi» (Esaïe 26,3) ou bien «Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous?» (Romains 8,31). Cela m’a aidé à comprendre l’enjeu spirituel. Le Seigneur est souverain mais je n’oubliais pas la vision qu’il m’avait donnée à 37 ans: Jésus veut sauver les Français. Or nous avons dû exposer notre foi aux yeux des Français et des étrangers! On a fini par arrêter de compter le nombre d’interviews à partir de la 530e.

Qu’avez-vous appris sur vous-même et sur Dieu durant l’année 2020?

Quand la pression a diminué, on m’a diagnostiqué un cancer du sein. Aujourd’hui j’ai terminé les traitements post-opératoires. Ces épreuves ont révélé la mesure de ma confiance en Dieu et de la liberté acquise grâce à lui à la croix. Je n’ai pas de crainte et vois les circonstances et les gens avec bien plus de recul et de patience qu’avant. Parce que Jésus habite encore plus en profondeur en moi

Propos recueillis par Christelle Bankolé

Christianisme Aujourd'hui

Article tiré du numéro Christianisme Aujourd’hui Avril 2021

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