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Olivier Pfingstag, un délinquant repenti

Olivier Pfingstag
© DR
Aujourd’hui évangéliste pour Jeunesse pour Christ France, Olivier Pfingstag n’a pas toujours suivi aussi passionnément Dieu. Dans son adolescence, il a glissé dans la délinquance et s’est retrouvé au poste de police à trois reprises. Le jour où il s’est repenti, il a recommencé à zéro, à l’image du fils prodigue.
Nicolas Fouquet

Mars 2019. Olivier Pfingstag se tient face à la caméra. Il marche dans les rues de Colmar. A ses côtés, son binôme Nicolas Mierzwiak le filme pour la chaîne YouTube «Sans Filtre» qu’ils animent ensemble. Les deux hommes sont évangélistes avec JPC France et, aujourd’hui, Olivier partage son témoignage de conversion en s’arrêtant dans les différents lieux qui ont compté dans son parcours. Collège, commissariat de police, tribunal de grande instance, le natif de Colmar raconte son récit de double repenti: de la délinquance et du péché!

Vie de petit délinquant

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Tout avait pourtant bien commencé pour le jeune Olivier Pfingstag. «J’ai grandi dans une famille aimante où l’on m’a enseigné la Bible», explique celui qui était alors plutôt réceptif à la foi chrétienne. C’est l’entrée au collège, dans un quartier sensible de Colmar, qui a constitué un tournant radical pour lui. Il découvre le racisme et les agressions. Ses mauvaises fréquentations le plongent dans une spirale de violence et de haine. Ses points de repère changent.

Il mène une double vie jusqu’au jour où, lorsqu’il a dix-sept ans, ses parents doivent aller le chercher au poste de police. Ils tombent des nues. Leur fils a été arrêté avec deux amis pour un vol de scooter. «J’ai eu honte pendant un court instant», confie-t-il. «Puis j’ai continué à me mentir à moi-même et aux autres.» Le cycle vicieux est enclenché. C’est la dégringolade. Il commence le trafic de cannabis, en même temps qu’il en consomme.

La police l’arrête une seconde fois à l’été 2001. Heureusement pour lui, le jeune homme n’est pas encore majeur. Il s’en sort avec de la prison avec sursis. On le prévient néanmoins qu’en continuant dans cette voie, il risque fort de finir derrière les barreaux. «Je me suis sérieusement dit qu’il fallait que je change. Mais les tentations étaient trop fortes et je ne pouvais y arriver par moi-même.»

Une prière entendue

Olivier est alors suivi par un éducateur mais ça ne suffit pas. En novembre 2001, au milieu de la nuit, la police l’arrête pour un contrôle. Il a du cannabis dans sa voiture. Pour la troisième

fois, il se retrouve en garde à vue au commissariat. Seul, dans sa cellule de deux mètres sur trois, en chaussettes, il cogite. Il se repasse le déroulé de sa vie et se remémore les enseignements de ses parents. Lui vient l’idée de formuler une prière. «J’ai dit quelque chose du genre: “Dieu si tu existes, sors-moi de là. Fais un miracle s’il te plaît. En retour, je te promets que je te servirai toute ma vie.”»

Olivier Pfingstag sort de la garde à vue quelques heures plus tard et se trouve dans l’attente de son procès, fixé au mois de février 2002. Il se présente à cette date au tribunal de grande instance de Colmar et c’est alors qu’il découvre qu’il est jugé pour deux affaires seulement. Pourtant, il a été trois fois en garde à vue. Il y a là un mystère! Quatre jours plus tard, il est convoqué au tribunal pour enfants. La juge lui explique qu’il y a eu une erreur dans les délais de transmission des dossiers et que cette situation lui permet de bénéficier d’une peine plus clémente. Ouf!

Remise à zéro

Sur le coup, le jeune homme ne se souvient pas de sa prière. Il se dit qu’il a de la chance et qu’il a échappé au pire. C’est sa mère qui, dans la voiture en sortant du tribunal, lui ouvre les yeux, en lui disant: «Olivier, regarde ce que Dieu a fait pour toi.» Lorsqu’elle prononce cette phrase, il se revoit dans sa cellule en train de prier.

Le petit délinquant prend alors conscience à ce moment précis de la grâce divine. Dieu a répondu à son cri! «Je suis rentré chez moi. Je me suis mis à genoux dans ma chambre et j’ai demandé pardon à Dieu pour tout le mal que j’avais commis.» Quand il se relève, il a la conviction d’avoir une page blanche devant lui. Une immense joie le saisit!

Un retour à la maison, vers le Père

Tout n’a pas été facile ensuite, mais Olivier Pfingstag avance, sûr d’emprunter le bon chemin. Il se lance un peu plus tard dans des études de théologie et se consacre à une vie au service de Dieu. Il a tenu parole et il concrétise sa prière prononcée lors de sa garde à vue. Il servira le Seigneur toute sa vie!

Quand il regarde en arrière, l’évangéliste ne peut s’empêcher de faire le rapprochement entre son parcours et la célèbre parabole du fils prodigue (Luc 15,11-32). Il lui a malheureusement fallu s’éloigner du Père, toucher le fond, avant de prendre conscience de là où était vraiment sa place et de revenir à la maison.

Christianisme Aujourd'hui

Article tiré du numéro Christianisme Aujourd’hui Février 2021

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