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Le SEL, jeune quadra dynamique

Des enfants soutenus par le SEL au Togo
© ONG SEL
Le Service d’Entraide et de Liaison souffle ses quarante bougies. Loin d’être à bout de souffle, les responsables rêvent grand pour cette ONG chrétienne active parmi les plus démunis. Le point.
David Métreau

L’ ONG SEL (Service d’Entraide de Liaison) fête cette année ses quarante ans avec une vision restée inchangée: «Une action chrétienne dans un monde en détresse.» Preuve que la continuité fait partie de son ADN, l’association protestante de solidarité internationale, fête sa quarantaine – en visioconférence, Covid oblige – lors d’une soirée du Centre évangélique, le 23 novembre. En 1980, le Centre évangélique était déjà la première grande manifestation au cours de laquelle la naissance du SEL était rendue publique.

Ancrage évangélique

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«Plus qu’une simple association le SEL est comme un mouvement» assurent en chœur Daniel Hillion, directeur des études, et David Alonso, directeur de la communication
de l’œuvre. Le SEL germe d’abord au sein de l’Alliance évangélique française avant de rapidement devenir une association indépendante avec un même but: lutter contre la
pauvreté dans un cadre clairement biblique. Pour les deux responsables, l’histoire du SEL a suivi de façon linéaire celle du protestantisme évangélique en France. «Notre ancrage est dans le tissu évangélique. Le SEL a grandi avec un milieu évangélique qui a lui-même grandi. C’est aujourd’hui un quadra qui a toute sa puissance devant lui!», souligne David Alonso.

Une aide concrète et déterminée

Cette mission forte de 28 employés œuvre notamment dans l’aide au développement et les parrainages d’enfants (photo). Elle a connu une croissance et de nombreuses campagnes en faveur des plus démunis. La motivation du début est encore là, assurent David Alonso et Daniel Hillion. Cette action en faveur des populations en détresse dans les pays en développement, en partenariat avec des acteurs chrétiens locaux se résume en cette phrase: «Nous croyons que l’homme a besoin de pain pour vivre, mais ne vit pas de pain seulement.»

Pour David Alonso, l’originalité de l’association évangélique est d’avoir su porter un regard sur la pauvreté qui n’est pas «misérabiliste ou culpabilisant». Depuis quarante ans, le SEL cherche à apporter «une aide qui n’installe pas les gens dans un statut de bénéficiaires passifs», précise Daniel Hillion qui a rejoint le SEL en 2002. Et son collègue de poursuivre: «On sait à quel point la pauvreté n’est pas le malheur et on ne confond pas les deux. Dans la communication des œuvres de solidarité, la pauvreté ne s’exprime parfois que dans un registre triste et misérabiliste.»

Des collaborations porteuses de fruit

Parmi les sujets de joie, Daniel Hillion pointe l’immense fierté de travailler avec des «partenaires courageux et dévoués sur le terrain» et des ONG internationales comme Compassion ou Tearfund.

Autre motif de réjouissance, l’engagement des chrétiens en France. «Le thème de la pauvreté n’est pas toujours important dans nos Eglises. Ce n’est pas le premier sujet prêché», observe Daniel Hillion. «Mais je ferais une différence entre le discours et le comportement.» David Alonso poursuit: «L’engagement des évangéliques est largement au-dessus de la moyenne sur cette question, ce qui n’est pas du tout désespérant.» D’après les archives de l’ONG, depuis 1980, plus de 50000 personnes ont soutenu le SEL financièrement. Cela ressemble donc bien à un mouvement.

Christianisme Aujourd'hui

Article tiré du numéro Christianisme Aujourd’hui décembre 2020

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