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Un appel à se préparer en urgence à sept ans de vaches maigres

Potager urbain avec serre et bacs à légumes.
© iStock
Suite à une prophétie reçue de la part de Tom Bloomer, recteur international de l’Université de JEM, le pasteur Steve Emmett invite son mouvement d’Eglises à s’humilier et chercher la face de Dieu, tout en se mobilisant pour la famine à venir. Le point.
David Métreau

«Nous vivons une saison grave, il faut agir en conséquence et se préparer à une crise économique d’ampleur», déclare Steve Emmett pasteur retraité de l’Eglise évangélique d’Echallens (FREE). Il appelle les chrétiens à s’humilier, à rechercher la face de Dieu, mais aussi à se préparer mentalement et de façon pratique pour anticiper d’éventuels troubles sociaux, voire des famines.

Une crise annoncée

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En octobre, dans un courrier adressé à l’ensemble des Eglises de son union, le pasteur a partagé deux interpellations reçues dans le cadre du séminaire «Discerner les temps» à Yverdon, l’une en septembre 2019 et l’autre en septembre 2020. «Elles concernent la situation mondiale et les épreuves que notre société traverse depuis plusieurs mois», annonce-t-il dans sa lettre. Il revient sur une parole qu’il croit prophétique donnée par un des orateurs, Tom Bloomer, recteur international de l’Université de Jeunesse en Mission (JEM).
«Voici ce qu’il nous a partagé», écrit Steve Emmett: «Notre monde va au-devant d’un jugement, d’un ébranlement profond. Nous allons connaître une crise économique importante dans les mois à venir. Et cette fois, la Suisse elle-même ne sera pas épargnée. Prions que sa grâce nous garde et nous soutienne.»
Pour le pasteur FREE, «les événements qui s’enchaînent depuis le début de cette année 2020 attestent que nous vivons la réalisation et la vérité de cette parole.» Cette parole, davantage circonstancielle qu’apocalyptique, précise Steve Emmett, joint par Christianisme Aujourd’hui a été selon lui confirmée lors du séminaire «Discerner les temps» de septembre 2020.

Faisons des réserves

Les participants au séminaire ont alors demandé à Tom Bloomer, présent lors de l’une des rencontres, de leur communiquer, s’il y avait lieu, ce qu’il aurait reçu concernant la parole donnée l’année précédente. «Voici ce qu’il nous a alors transmis, dans l’humilité et en obéissance à ce qu’il croit avoir reçu du Seigneur», rapporte Steve Emmett. Il résume dans son courrier l’interpellation du formateur en chef du mouvement jemien: «L’an dernier je ne savais pas comment cette crise économique allait survenir, mais il semble clair aujourd’hui que la pandémie causée par le Covid-19 en a été le vecteur principal. Nous devons nous attendre à ce que cette crise économique mondiale soit peut-être aussi grave que celle de 1929, donc beaucoup plus grave que celle de 2008. Elle va provoquer des faillites, la criminalité va augmenter et des famines pourraient survenir. Cette crise pourrait durer sept ans (vaches maigres. cf Joseph, Exode). Alors soyons sages et faisons des réserves!»

Repentance et intercession

Mais il y a une bonne nouvelle, selon Tom Bloomer. Ce temps pourrait être raccourci par la repentance et l’intercession comme annoncé dans le verset suivant: «Si mon peuple, celui qui porte mon nom, s’humilie, prie et me cherche et s’il renonce à ses mauvaises voies, je l’écouterai du haut du ciel, je lui pardonnerai son péché et je guérirai son pays» (2 Chr. 7, 14).
Pour l’Américano-suisse, cette nouvelle s’accompagne aussi d’une promesse: «Car le sceptre de la méchanceté ne restera pas sur le lot des justes, afin que les justes ne tendent pas les mains vers l’iniquité» (Ps. 125, 3).

Comment se préparer?

Tom Bloomer précise que les jugements de Dieu, comme les bénédictions, sont toujours conditionnels. «Par notre repentance et notre intercession nous pouvons raccourcir cette période de jugement. Le récit biblique de Jonas à Ninive nous montre que la repentance sincère et profonde peut annuler la sentence. Le Seigneur peut le faire encore.» Il déplore une mentalité court-termiste dans l’Eglise, notamment tournée vers un retour immédiat de Jésus.
Pour Tom Bloomer l’essentiel de la préparation est surtout mental, mais aussi concret. «Nous devons mettre en place un Plan Wahlen pour l’Eglise et transformer les pelouses en potager», préconise-t-il. Il fait référence au programme d’autosuffisance alimentaire mis en place par la Suisse pendant la Seconde Guerre mondiale pour pallier la pénurie de ressources et de matières premières vitales. «Ce qui va manquer ce sont les légumes et les fruits frais», prophétise-t-il. «Quelques fruits peuvent faire la différence entre l’anémie et la santé, c’est pourquoi les Eglises doivent aussi avoir un tel plan.» Steve Emmett acquiesce: «C’est le moment de se préoccuper de son autonomie agricole et d’apprendre à faire son potager, sans avoir sept années de grâce pour le faire. Il s’agit de faire des réserves, d’apprendre à travailler en coopération.» Tom Bloomer complète: «Nous avons le temps devant nous pour acheter des terrains agricoles, nous associer avec des agriculteurs, acquérir des congélateurs, des panneaux solaires, des outils et des semences.»

Une saison à venir

Cette dynamique doit selon lui dépasser les Eglises et concerner chaque communauté, chaque quartier. Il prône l’usage de la permaculture qui permet une production agricole durable, économe en énergie, respectueuse de la nature mais qui demande beaucoup de main d’œuvre. Des séminaires de formation ont déjà été lancés par Jeunesse en Mission. Pour Tom Bloomer, il n’est pas nécessaire d’attendre les beaux jours pour s’attaquer au potager. «Il y a beaucoup à faire en novembre.» S’attaquer au potager en novembre, une métaphore de cette préparation qu’il exhorte, en vue d’une nouvelle saison qui n’est pas encore venue.

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