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Edouard aimait les gens et l’Evangile

Edouard Nelson
© CNEF
Le décès brutal d’Edouard Nelson survenu en août dernier a créé une vive émotion. Celia Evenson, rédactrice pour le «Christianisme Aujourd’hui», était proche du vice-président du CNEF. Hommage.
Celia Evenson

La mort du pasteur Edouard Nelson à quarante-cinq ans dans un accident de montagne en août a suscité une vague d’émotion. Celle-ci n’est pas due uniquement au caractère tragique de ce départ prématuré d’un mari et père de quatre enfants, ni à son statut de vice-président du CNEF.

Infatigable optimiste

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Depuis dix-huit ans qu’il avait commencé son ministère en France, Edouard, cet optimiste extraverti et infatigable avait touché la vie d’innombrables personnes. «C’était mon mentor dans le pastorat»; «C’est lui qui a ouvert la Bible avec moi en premier»; «Il m’avait encouragé à lancer les café-bars d’évangélisation dans mon Eglise»… les témoignages affluent de ceux qui avaient fait un pas décisif dans leur cheminement avec Dieu, poussés par le pasteur parisien.

Pour moi, c’était un frère, mais aussi mon pasteur et patron, et sa perte me remplit de tristesse… L’été 1999, lors d’un camp d’évangélisation GBU, il m’avait exposé sa vision pour l’implantation d’Eglises en France. Il voulait que je travaille avec lui, en tant que Française. Quelques années plus tard, je suis devenue sa première assistante de paroisse.

Un ministère fondé sur la prédication et la prière

Elevé aux Etats-Unis, Edouard s’est converti lors de sa préparation à la confirmation dans l’Eglise presbytérienne. «Il était frappé par le caractère des responsables, ils étaient patients, joyeux, directs, honnêtes», m’a confié Laura Nelson, sa femme. Lorsqu’ils expliquent qu’on n’est pas chrétien automatiquement, mais qu’il faut une décision personnelle, Edouard rentre chez lui et prie. C’est en fréquentant des chrétiens à Oxford, où il est en échange étudiant, qu’il comprend qu’être chrétien implique plus qu’être un bon Républicain. Il y revient pour étudier la théologie, mais pense encore qu’il sera consultant. En colocation avec de futurs pasteurs, il commence à envisager le ministère pastoral. Lorsqu’on lui demande comment il peut au mieux servir le Royaume de Dieu avec ses dons, tout s’éclaire. Ce sera la France, la patrie de sa mère, qui a veillé à transmettre à ses enfants le bon français.

Evangéliste dans l’âme

Edouard était évangéliste dans l’âme car il aimait les gens et était convaincu de l’urgence de l’Evangile. Pour lui, «l’implantation d’Eglises était le moyen le plus efficace de toucher les parties atteintes et non atteintes de l’Europe», explique Laura Nelson. Des communautés chrétiennes tendant la main aux personnes autour d’elles sont plus crédibles que des évangélistes isolés.

Avec l’Eglise de la rue de Sèvres, il lance un culte du soir en 2006, puis l’Eglise des Ternes en 2007, dont il reste le pasteur. Il épaule ses stagiaires dans leurs projets de nouvelles Eglises parisiennes. Quatre ont déjà vu le jour dans les 3e, 6e, 9e et 12e arrondissements.

Le ministère d’Edouard était fondé sur la prédication de la Parole et la prière. «Sa famille était sa première paroisse», rappelle son ami le pasteur Philip Moore, une grande source de joie et «ce qui le qualifiait comme pas- teur». Aujourd’hui, il passe le relais de l’Evangile à Paris et en France à ceux qu’il a inspirés à s’engager avec un seul message: «N’ayez pas peur de prendre des risques! L’essentiel, c’est Jésus!»

Suite au décès d’Edouard, une cagnotte a été créée pour établir une fondation qui soutiendra -y compris financièrement- les stages et la formation de pasteurs en France.

Celia Evenson

Christianisme Aujourd'hui

Article tiré du numéro Christianisme Aujourd’hui octobre 2020

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