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Drôle d’été

Quatre images : Hong Kong, le port de Beyrouth dévasté, la basilique Sainte-Sophie et un incendie
L'édito de la rédaction. A ce compte là, il ne peut plus s’agir d’un effet de loupe. Non, l’histoire s’accélère. C’est un fait. Ou du moins une observation qui se répète et un sentiment qui se mue en certitude.
David Métreau

A ce compte là, il ne peut plus s’agir d’un effet de loupe. Non, l’histoire s’accélère. C’est un fait. Ou du moins une observation qui se répète et un sentiment qui se mue en certitude. La situation se dégrade dans le monde comme dans nos rues, n’est-ce pas? C’est au moins l’impression que j’ai. Et je ne crois pas être le seul à le ressentir. Et le fameux virus n’est pas le seul responsable.

La basilique Sainte-Sophie, devenue au fil des siècles une mosquée, puis un musée, redevient mosquée. Les forces navales turques multiplient les provocations en Méditerranée, au large des îles grecques et près des côtes libyennes. L’empire ottoman serait donc de retour? La communauté internationale murmure «paix, paix», mais qui interviendra?

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Beyrouth n’est que ruines. Les explosions du port deviennent les stigmates béants d’un pays à l’agonie et d’un système politique qui ne cherche que son propre intérêt. La catastrophe arrive au cœur d’une crise sociale et identitaire déjà profonde. La foule en colère crie «justice, justice», mais qui l’entendra?

Hong Kong perd sa liberté. Les lois sécuritaires permettent désormais de harceler l’opposition et d’arrêter les militants pro-démocratie. Sans faire de bruit, l’étau chinois s’est resserré sur la ville-Etat. Le piège s’est refermé plus rapidement encore qu’on ne le craignait. Le peuple baillonné écrit «liberté, liberté», mais qui le lira?

Paix, justice, liberté. La Déclaration universelle des droits de l’homme est incontestablement inspirée de l’Evangile. Elle y ajoute la notion de dignité «inhérente à tous les membres de la famille humaine». Rien de vraiment surprenant qu’à une époque de relativisme moral et spirituel, ces principes dits universels soient désormais contestés. Il faut les défendre. Mais qui le fera?
Dans nos contrées, le thermomètre flirte une fois de plus avec les records. Cet été il a fait chaud même dans le Jura et en Picardie, c’est dire! Certains insultent Dieu qui a autorisé ce fléau, mais refusent de changer et de lui rendre hommage (Apoc. 16, 9). D’autres s’accusent mutuellement. Les chrétiens prient «Jésus, Jésus». Il répond: «Ne craignez rien, car Je suis là».

David Métreau, rédacteur en chef

Christianisme Aujourd'hui

Article tiré du numéro Christianisme Aujourd’hui septembre 2020

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