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«Je dis Aime»: Matthieu Chedid

© DR
Ces Hits entrés dans l'histoire.
Jonathan Hanley

Mdoit ce texte admirablement construit à sa grand-mère, la célèbre romancière franco-égyptienne Andrée Chedid. Chanson emblématique de l’artiste, Je dis Aime est une sorte d’hymne humaniste: «Je le sème sur ma planète. La haine je la jette. Je dis aime, aime, aime.»
Chaque strophe oppose le commandement de l’amour à un enjeu majeur de la vie. Dans la première strophe, c’est l’identité personnelle et l’insatisfaction qui trouvent leur remède dans l’amour: «J’ai les méninges nomades, j’ai le miroir maussade.» Dans la deuxième, les racines franco-égyptiennes de la famille Chedid servent à évoquer la question des origines ethniques: «Paris au fil du cœur, du Nil dans mes veines». La dernière strophe élargit le champ d’action de l’amour à notre espace-temps: «Pour le dehors, le dedans. Pour l’après pour l’avant». Pour chacune de ces questions, la réponse retentit: «Je dis Aime.»
Impossible de ne pas souscrire à ce sentiment admirable, qui reprend l’idée que l’amour est la grande réponse à tous les problèmes de l’humanité. Bien sûr, ce n’est pas faux dans l’absolu, mais l’être humain a la fâcheuse tendance à redéfinir l’amour selon ce qui l’arrange. Depuis que les Beatles ont chanté la même idée que M avec leur succès planétaire All You Need is Love en 1967, l’amour véritable reste illusoire pour des milliards de nos contemporains. Pourquoi?
La vision de l’amour que prône M dans cette chanson semble défaillante. Elle repose sur une incompréhension fondamentale de la nature de l’amour. Trop souvent, le verbe «aimer» dissimule des réalités moins glorieuses: la recherche du plaisir personnel, le besoin d’être reconnu et désiré, et la tolérance qui masque à peine l’indifférence.
Seul, l’être humain échoue à vraiment aimer. Cette vision serait trop pessimiste si nous n’avions pas accès à une autre réalité de l’amour: celle de Dieu. «Jésus, qui avait aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout» (Jn 13, 1).

Jonathan Hanley

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Christianisme Aujourd'hui

Article tiré du numéro Christianisme Aujourd’hui décembre 2017


«Je dis Aime»: Matthieu Chedid

J’ai les méninges nomades
J’ai le miroir maussade
Tantôt mobile
Tantôt tranquille
Je moissonne sans bousculade

Je dis Aime
Et je le sème
Sur ma planète
Je dis M
Comme un emblème
La haine je la jette
Je dis AIME, AIME, AIME

Du Sphinx dans mon rimeur
Paris au fil du cœur
Du Nil dans mes veines
Dans mes artères coule la Seine

Je dis Aime
Et je le sème
Sur ma planète
Je dis M
Comme un emblème
La haine je la jette
Je dis AIME, AIME, AIME

Pour le dehors le dedans
Pour l’après pour l’avant
Je dis AIME, AIME, AIME

Pour le dehors le dedans
Pour l’après pour l’avant
AIME, AIME, AIME…

AIME, AIME, AIME…

Pour le dehors le dedans
Pour l’après pour l’avant
Pour le dehors le dedans
Pour l’après pour l’avant

Je dis Aime
Et je le sème
Sur ma planète
Je dis M
Comme un emblème
La haine je la jette
Je dis AIME, AIME, AIME

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Mdoit ce texte admirablement construit à sa grand-mère, la célèbre romancière franco-égyptienne Andrée Chedid. Chanson emblématique de l’artiste, Je dis Aime est une sorte d’hymne humaniste: «Je le sème sur ma planète. La haine je…

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