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Le langage perdu des lamentations

© Ixène
Dans un ouvrage paru récemment, le chanteur-compositeur Michael Card relève l’importance d’exprimer devant Dieu autant ses joies que ses peines, colères et déceptions. C’est la seule alternative au «murmure» que condamne la Bible ou au masque religieux du déni. La saine lamentation mène à la véritable louange.
Sandrine Roulet

On pourrait être tenté de croire que se plaindre revient à faire preuve d’ingratitude envers Dieu, lui qui pourvoit chaque jour à nos besoins et qui est allé jusqu’à donner son Fils unique pour notre salut. L’épître aux Philippiens enjoint en effet le disciple du Christ à faire toutes choses sans «murmure», donc sans plainte ni récrimination. Comment concilier cet enseignement avec les lamentations exprimées dans les Psaumes ou dans la bouche de Job et du prophète Jérémie? Confrontés aux drames, à la maladie, à l’incompréhension ou à la douleur, des héros de la foi ont en effet «répandu leur cœur» devant Dieu par des lamentations. Parmi eux, Jésus a verbalisé son sentiment
d’abandon sur la Croix.

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