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Trois étudiants, trois parcours

© Ixène
La formation continue est un acquis dans la vie professionnelle. Quid de celle consacrée à la foi, au service dans l’Eglise? Dossier. De g. à dr., Philippe Gao, en formation de ministère pastoral à l’Institut biblique de Nogent; Jane Brothwell, récente titulaire d’un DES en relation d’aide chrétienne; Pierre-Edouard Detal, étudiant de bachelor en théologie au Continental Theological Seminary de Sint-Pieters-Leeuw (B)
Christian Willi

Philippe Gao, ministère pastoral, IBN
Chez Philippe Gao, le souhait de se former remonte à plus de dix ans. A l’époque, son pasteur lui conseille de poursuivre ses études littéraires et d’acquérir d’abord une expérience professionnelle. Dix ans plus tard, l’enseignant de la région parisienne est tenaillé par l’insatisfaction. Même s’il aime son travail, il a l’impression de mener une vie de routine tout en servant à l’Église. «Sans vraiment m’en rendre compte, j’avais jusque-là dépensé énormément d’énergie à chercher qui j’étais ou plutôt qui je pouvais être. J’avais besoin de retrouver Dieu au milieu de la confusion», raconte Philippe Gao. Pour se reconnecter avec ce qui le fait vibrer, il multiplie alors les camps d’évangélisation sur une courte période. La conviction s’installe en lui qu’il faut maintenant se former. En janvier 2015, son pasteur, le même qui dix ans plus tôt, lui a conseillé d’attendre, lui parle de formation théologique, sans rien savoir de sa réflexion actuelle. Pour Philippe Gao, cette parole résonne comme un appel de Dieu.
Il envoie un courrier à sa direction pour demander une année de disponibilité qui lui permettra d’étudier à plein temps. Cette démarche, l’ultime obstacle, est couronnée de succès.
Arrivé à Nogent à la rentrée de septembre 2015, Philippe Gao se sent rapidement comme un poisson dans l’eau.
Au cours de l’année, il entend bon nombre de fois la voix de Dieu résonner à travers les cours, l’enseignement faisant écho aux conversations entre étudiants, mais aussi à travers les devoirs ou les révisions. Le fait de pouvoir allumer chaque jour son ordinateur pour étudier la Bible, il le prend comme une grâce de Dieu.
Cette année d’institut biblique est aussi pour lui l’occasion de renouveler sa dépendance envers lui, particulièrement en période d’examens. «Je remercie le Seigneur pour la paix qu’il a mise dans mon cœur malgré tout ce qu’il y avait à faire. J’ai été tout simplement surpris par sa grâce, surtout dans les moments où le temps me manquait pour réviser davantage. Oui, je peux affirmer que l’Eternel est mon secours», conclut Philippe Gao.
Il est actuellement en deuxième année et président des étudiants de l’IBN.

Dossier: Formation biblique
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